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Israel: presupuesto de defensa vs. justicia social

Uno de los principales resultados de las protestas de justicia social en Israel en el último año ha sido un renovado debate sobre las prioridades presupuestarias del estado. El movimiento por la justicia social, (también conocido como # J14) exigió una distribución más equitativa de la riqueza en Israel, incluyendo canalizar una mayor proporción del presupuesto a los servicios de bienestar para la población, tales como subsidio a la vivienda, educación gratuita, y mejores servicios médicos, al costo de las actuales prioridades presupuestarias, a saber, el presupuesto de defensa que siempre se mantiene en alza.

El blogger Tomer Israeli [he] explicó la lógica que comparten muchos de los manifestantes del #j14:

“רק אם נוכל להקטין באמת נתח זה נוכל להגדיל במקומות אחרים. אחרת נמשיך להסתובב סביב הזנב של עצמנו ונמשיך למשוך מצד לצד את השמיכה הקצרה. האם יש לנו דעה בנוגע לתקציב? כי אם אין לנו דעה הרי שאין לנו כיוון משמעותי ודרך לשינוי סדרי העדיפויות במדינה.”
“Sólo si realmente disminuimos esta parte del presupuesto [el presupuesto de defensa], seremos capaces de aumentar [el presupuesto] en otros lugares. De lo contrario, vamos a estar persiguiendo nuestra propia cola y llevando el mantel corto de lado a lado. ¿Tenemos una opinión sobre el presupuesto? Porque si no tenemos una opinión, esto significa que no tenemos una dirección real y una manera de cambiar las prioridades en el país.”

El blogger Ziv Turner [he] arremetió contra el actual gobierno israelí por cobrar fuertes impuestos a la población que lucha por ganarse la vida, al mismo tiempo que aumenta el déficit y no proporciona a la población los servicios adecuados. Él escribe:

“תקציב הביטחון השוטף זה הבלוף בהא הידיעה של האמא של הבלופים בישראל. צבא עשיר ומנופח, עם מכפלות של זרועות ומטות מלחמה, ודל בחשיבה לטווח ארוך. לא נשארו לנו אויבים מסביבנו שיכולים להביא אותנו לקיצינו, שמאיימים על קיומנו. נשארנו עם נסראללה ואיראן. בשביל זה לא צריך כזה צבא מנופח.”
“El presupuesto de defensa es la mayor de todas las mentiras de Israel. Un ejército rico e inflado, con numerosos brazos y comandantes, pero sin pensamiento a largo plazo. No tenemos enemigos a nuestro alrededor que nos puedan aniquilar, que amenazen nuestra existencia. Nos quedamos con Nasrallah e Irán. Para ello no necesitamos un ejército tan inflado.”

The Defense Budget by Amitai Sandy

Caricatura del Presupuesto de Defensa, de Amitai Sandy. Usada con permiso. Texto de derecha a izquierda: A-Tu, B-Yo, C-La próxima guerra.

Escribiendo en el blog +972 Magazine, Timna Axel [en] discutió la influencia del presupuesto de defensa y la ocupación de los territorios palestinos sobre la inequidad social en Israel:

“Y luego está el recorte del gasto social en el presupuesto, que durante la segunda Intifada, ascendió a 65 millardos de NIS, mientras que el presupuesto de defensa aumentó en 15 millardos de NIS. Los recortes a los subsidios familiares y el subsidio de desempleo han provocado un aumento constante en la tasa de pobreza, y las transferencias de los ingresos del gobierno diseñadas para combatirlo lograron una reducción aún menor en la pobreza de lo que lo hicieron en la década de 1980. El informe cita al economista Momi Dahan, quien escribe que “un análisis en profundidad de los factores que causan que Israel tenga más pobres que cualquier otro país desarrollado no puede pasar por alto el hecho de que Israel gasta siete por ciento de su PIB en defensa, frente al 1,5 por ciento en promedio en los demás países desarrollados.”

El blogger Yuval Ron [he] por otra parte, vio a los asentamientos en los territorios palestinos ocupados como una forma de disminuir el presupuesto de defensa, escribiendo:

“חלקו הגדול של תקציב המדינה הוא תקציב הביטחון. תקציב ביטחון כה גדול מעכב ומונע פעילויות חשובות בתחומים חיוניים אחרים. הגנת גבולות המדינה על ידי הצבא בלבד ללא התיישבות היתה מטילה על המערכת הצבאית עול כבד ביותר הן מבחינת עומס כוח האדם והן מבחינה כלכלית. קיומם של ישובים בקו הגבול מקל על הצבא את הפעילות ההגנתית וחוסך למדינה כוח אדם וסכומי כסף ניכרים.”
“La mayor parte del presupuesto del Estado es el presupuesto de defensa. El presupuesto de defensa es tan grande que retrasa o impide las acciones importantes del gobierno sobre otras cuestiones necesarias. Sólamente la defensa de las fronteras por parte del ejército, sin los asentamientos, supondría una carga muy pesada para el ejército, tanto en términos de mano de obra y dinero. La existencia de los asentamientos a lo largo de la frontera hace que sea más fácil para el ejército llevar a cabo sus acciones de defensa y ahorra al estado mano de obra e importantes sumas de dinero.”
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Inde, Pakistan: Une avancée pour dégeler le conflit de Siachen ?

Le 7 avril 2012, une avalanche meurtrière a frappé un camp de l’armée pakistanaise dans le secteur de Gayatri, 30km à l’ouest du glacier de Siachen, tuant plus de 130 personnes, des militaires pour la plupart. L’ampleur de la tragédie a une fois de plus mis en lumière un conflit de longue date entre l’Inde et le Pakistan au Siachen, souvent désigné comme «le plus haut champ de bataille du monde

Pakistan Army rescue operation at the world's highest border Siachen

Opération de secours de l’armée pakistanaise sur la plus haute frontière du monde à Siachen. Photo Mohsin Hassan © Copyright Demotix (8 avril 2012)

Conflit gelé

Depuis 1984, les armées des deux pays sont engagées dans des conflits militaires, à plus de 7.000 mètres d’altitude, sous des températures qui plongent parfois en deçà de -60 degrés centigrades. Un cessez-le feu avait été convenu en 2003, mais le conflit se poursuit jusqu’aujourd’hui, ce qui oblige chacun des deux pays à déployer ses troupes et installer des bases et postes militaires dans cette région complètement inhospitalière. Tandis que certains critiques ont qualifié cette guerre de futile, d’autres analystes ont par contre, souligné l’importance de cette région stratégique dans la géopolitique de chacune des deux nations.

Avalanche near the Siachen glacier

Copie d’écran d’une vidéo postée sur YouTube par zubahan136

Il est arrivé parfois que les deux parties expriment chacune le désir de se désengager et de retirer ses troupes des avant-postes de Siachen. Cependant, après le conflit de Kargil en 1999, qui a permis aux Pakistanais de s’infiltrer du côté indien de la LOC, l’Inde a durci sa position et décidé de ne plus retirer ses troupes, à moins que le Pakistan n’accepte de signer l’Actual Ground Position Line (AGPL) qui permettrait de cartographier les positions actuelles des troupes ou des avant-postes de chaque partie.

Le souci de l’Inde était que, si ce n’était fait, le Pakistan recommencerait peut-être à transgresser la cartographie de ces frontières. En outre, l’Inde craint également de devenir vulnérable à d’éventuelles incursions de la Chine, ce qui l’amène donc à hésiter à renoncer à son avantage stratégique en ce qui concerne le contrôle de la crête de Saltoro.

Les pourparlers de démilitarisation de cette région dans l’impasse

En Juin 2005, le Premier ministre indien, le Dr. Manmohan Singh, lors d’une visite au camp de base de Siachen à Parthapur, s’est adressé aux troupes et a dit qu’il était temps de faire de Siachen « un symbole de paix» à travers des négociations pacifiques. Mais, il a également affirmé que ceci ne donnerait pas lieu à un re-découpage des frontières.Toutefois, bien qu’il y ait eu une série de pourparlers entre les deux pays depuis lors, peu de progrès ont été accomplis vers la résolution de ce conflit.

La récente tragédie de l’avalanche a conduit les autorités pakistanaises à faire pression pour une démilitarisation de la zone en insistant sur le coût humain et le poids financier que le maintien de ces bases militaires représentait pour les deux pays.
Rafeel Wasif, un blogueur pakistanais, écrit :

“Quand une bombe explose, tout ce que nous demandons, c’est le nombre de morts ; sur le coup, nous ressentons un peu de remords, nous en discutons et c’est plus ou moins à cela que se limite notre débat. Quoi que cela puisse être, un cadeau ou une malédiction pour l’humanité – on oublie tout avec le temps et on passe à autre chose. Mais aujourd’hui, pour une fois, je n’ai pas l’intention de tout oublier. Pourquoi nos soldats étaient-ils là en premier lieu ? Pourquoi continuons-nous à investir aussi massivement dans la protection d’un bloc de glace, inhabité par les humains, exception faite des soldats qui, de manière précaire, le gardent pour prévenir toute intrusion d’étrangers ?”

Une fois de plus, des pourparlers sont en train de se tenir entre les deux pays, bien que le ministre indien de la défense, AK Antony, ait déjà mis en garde contre toute issue “spectaculaire” à moins que le Pakistan ne reconnaisse « l’authentification, la délimitation et la démarcation» des positions militaires respectives actuelles sur la crête de Saltoro. Du côté pakistanais, les autorités ont également exprimé leur déception vis-à-vis de la futilité de ces pourparlers.
Sur le site pkarticleshub.com, la chroniqueuse et blogueuse pakistanaise Nazia Nazar parle de ce qui, à son avis, empêche les deux parties de parvenir à une solution viable :

“La réponse est simple. Le climat de propagande et de méfiance à l’origine de cette situation, entrave considérablement sa résolution à l’amiable. Malheureusement, en Inde, le Siachen est considéré comme un symbole de fierté et d’exploit, tandis qu’au Pakistan, il est considéré comme les retombées d‘une agression de l’Inde, qui mérite d’égales représailles.”

Bâtir la confiance

Néanmoins, le fait que les deux parties aient convenu de poursuivre le dialogue dans une atmosphère cordiale est perçu comme un pas dans la bonne direction pour les relations bilatérales et les liens trans-frontaliers entre les deux pays. Sur Youth Ki Awaaz, le blogueur indien Shashank Bhashkar fait quelques suggestions qui à son avis, pourraient être le début d’une possible solution. Il écrit :

“Une frontière peut être créée le long de l’actuelle LOC et des caméras de surveillance peuvent être mises en place pour surveiller toute éventuelle infiltration. Les deux parties peuvent chacune poster leurs armées dans une position telle qu’elles puissent être déployées rapidement lorsque des infractions découlant du non respect de cet accord sont commises par l’une des parties. Les caméras pourront également servir de preuves pour la communauté internationale. La nécessité pour l’heure est d’afficher la confiance des deux côtés et parvenir à un accord raisonnable, afin que plus aucune vie humaine ne soit perdue.”

Le prochain tour de négociations, entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays était prévu les 4 et 5 juillet. Les discussions au niveau ministériel auront probablement lieu en août. Cependant, il reste à voir si les deux parties continuent de s’en tenir chacune à sa position – si c’est le cas, le Siachen restera une source de conflits inter-étatiques entre l’Inde et le Pakistan et l’impasse se poursuivra. Le défi sera alors de trouver un moyen de sortir de cette situation et travailler à une solution mutuellement acceptable pour régler ce conflit des glaces.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

India-Pakistan Detente: Its Significance is More Than for Restoring Bilateral Relationsfrom the Institute of South Asian Studies (ISAS), Singapore, Singapore.

South Asia and Afghanistan: The Robust India-Pakistan Rivalryfrom the Peace Research Institute Oslo (PRIO), Oslo, Norway.

Resolving Siachen: Perspectives from India and Resolving Siachen: Perspectives from Pakistanfrom the Institute of Peace and Conflict Studies (IPCS), New Delhi , India.


For more information on issues and events that shape our world please visit the ISN’s Security Watch and Editorial Plan Dossiers.

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الهند، باكستان: العمل من أجل حل صراع سياشين؟

اجتاح انهيار ثلجي يوم 7 من أبريل/ نيسان، 2012 معسكر للجيش الباكستاني في قطاع جاياتري، 30 كم غرب نهر سياشين الجليدي، مودية بحياة أكثر من 130 شخص، أغلبهم من العسكريين. سلطت تلك الكارثة الضوء مرة أخرى على الصراع المستمر لفترة طويلة بين الهند وباكستان حول منطقة نهر سياشين الجليدي، أو ما يطلق عليه عادة “أعلى ساحة قتال في العالم.”

عملية إنقاذ لجيش باكستان على أعلى حدود في العالم في سياشين

عملية إنقاذ لجيش باكستان على أعلى حدود في العالم في سياشين. الصورة بواسطة محسن حسن © حقوق الصورة محفوظة لموقع ديموتكس (8 أبريل، 2012)

الصراع المجمد

اشتبك كلا الجيشين في صراع عسكري منذ 1984 على ارتفاع يبلغ 22,000 قدم فوق مستوى سطح البحر، في درجة حرارة تنخفض عن 60 درجة مئوية. تم الاتفاق حول وقف إطلاق النار عام 2003 لكن الصراع استمر حتى يومنا هذا، مما يجبر كلا البلدين على نشر قواتها وإعداد معسكرات بشرية ومحطات في تلك المنطقة القاسية. في حين يقول بعض المحللين والنقاد أن تلك الحرب عقيمة لا فائدة منها ولا نفع لها، أكد بعض المحللون الآخرون على الأهمية الاستراتيجية لتلك المنطقة في السياسة الطبيعية لكلا البلدين.

انهيار جليدي بالقرب من نهر سياشين الجليدي

انهيار جليدي بالقرب من نهر سياشين الجليدي. الصورة من فيديو على يوتيوب بواسطة zubahan136

بين الحين والآخر، يعبر كلا الطرفان عن رغبتهما في الانسحاب وإجلاء القوات من منطقة سياشين. مع ذلك، بعد حرب كارجل عام 1999، التي شهدت تسلل من جانب قوات باكستان إلى الجانب الهندي عند خط الحدود، نتج عنه تعزيز الهند لقواتها وقررت التراجع عن قرار انسحاب القوات حتى توقع باكستان وتوافق على خط حدودي على أرض الواقع يحدد المواقع الحالية للقوات .

كان قلق الهند حول أنه إذا ما لم يتم هذا الاتفاق، ربما ترتكب باكستان نفس الأمر – أي تسلل القوات – مرة أخرى. علاوة على ذلك، كانت الهند قلقة حول احتمالية التعرض لغارة من قبل الصين لذلك كانت متردده حول التخلي عن امتيازاتها التكتيكية والاستراتيجية المتمثلة في التحكم في سلسلة جبال سالتورو.

بطء محادثات نزع السلاح

في يونيو/ حزيران 2005، وأثناء زيارة رئيس الوزراء الهندي مانموهان سينج إلى معسكر سياشين في بارتابور، خاطب القوات وقال أنه حان الوقت لجعل سياشين “رمزاً للسلام” من خلال المفاوضات السلمية، كما أكد على أنه لن يكون هناك إعادة رسم للحدود نتيجة لذلك. بينما جرت بعض النقاشات والأحاديث بين البلدين منذ ذلك الحين، لم يحدث تقدم كبير تجاه حل الصراع.

لكن الانهيار المأساوي الذي حدث مؤخراَ قاد السلطات الباكستانية إلى الإصرار على عودة العسكريين ونزع السلاح من المنطقة بعد الإشارة إلى الثمن الذي دفعته كلا البلدين من ضحايا وأموال.
كتب رافيل واصف، مدون باكستاني:

عند انفجار قنبلة، كل ما نسأل عنه هو الخسائر؛ نشعر بالأسى، نناقش الأمر، يلخص هذا نقاشنا. مهما يكن هذا الأمر، منحة أم لعنة للبشرية – ننسى كل هذا مع مرور الوقت ونمضي في حياتنا نحو يوم آخر. لكن اليوم، في هذا الوقت، لن أنسى فحسب. لماذا جنودنا هناك في المقام الأول؟ لماذا نستمر في إنفاق الأموال بهذه الكثافة لحماية كتلة من الثلج، بلا فائدة أو نفع منها ولا يوجد من يسكنها، غير الجنود الذين يحمون المكان من الدخلاء؟

مرة ثانية، تبدأ المحادثات بين البلدين، وبرغم تحذير وزير الدفاع الهندي أيه. كيه أنتوني من توقع أي اختراق “درامي” إلا إذا تقبلت باكستان الاتفاق، المخطط المرسوم، الحدود الخاصة بتمركز القوات على سلسلة جبال سالتورو. عبرت باكستان من ناحيتها عن خيبة الأمل تجاه عدم جدوى تلك المحادثات.
في موقع مقالات باكستان، تحدثت الكاتبة والمدونة الباكستانية نازيا نظر حول شعورها عن تراجع كلا الجانبين وامتناعهما عن التوصل إلى حل عملي:

الإجابة بسيطة. يعتبر مناخ الدعاية وعدم الثقة سبب هذه القضة وسبب عرقلة الحلول السلمية بشكل مستمر. للأسف، يعتبر الناس في الهند هذه القضية رمز للفخر والبسالة بينما في باكستان يعتبر الأمر من تداعيات العدوان الهندي، ويتوجب الرد عليه بنفس القوة.

بناء الثقة

مع ذلك، تعتبر حقيقة اتفاق الطرفان على استمرار المفاوضات والمحادثات في مناخ ودي خطوة في الاتجاه الصحيح في دنيا المفاوضات الثنائية والعلاقات العابرة للحدود. يعرض المدون الهندي شاشانك باشكار بعض الاقتراحات بخصوص طرق يمكن أن تكون حلول للمضي قُدماً. كتب:

يمكن وضع حدود وفق خط الحدود الحالي ويمكن وضع كاميرات مراقبة لمراقبة أية اختراقات. ويمكن لكلا الطرفين الإبقاء على معسكراتهم في أماكن معينة للتدخل السريع في حالة وجود أي اختراق للاتفاقية من أي من الطرفين. كما أن وجود كاميرات يساعد على توثيق الأدلة للمجتمعات الدولية. فالمطلوب الآن هو بناء وعرض الثقة من كلا الطرفين والتوصل لحلول منطقية للحفاظ على الأرواح وحياة الجنود.

تعقد الجولة القادمة من المفاوضات والمحادثات بين البلدين على مستوى وزراء الخارجية يومي 4 و5 من يوليو/ تموز. وعلى المستوى الوزاري تعقد غالبا في أغسطس/ آب. مع ذلك، ننتظر لنرى إذا ما سيبقى كلا الطرفين متمسك بوجهة نظره – إذا كان الأمر كذلك، ستظل منطقة سياشين محل نزاع دولي بين الهند وباكستان ويستمر الصراع. ويبقى التحدي لإيجاد طريقة للخروج من هذا الصراع الجليدي بحل مرضي للطرفين.


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India-Pakistan Detente: Its Significance is More Than for Restoring Bilateral Relationsfrom the Institute of South Asian Studies (ISAS), Singapore, Singapore.

South Asia and Afghanistan: The Robust India-Pakistan Rivalryfrom the Peace Research Institute Oslo (PRIO), Oslo, Norway.

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Investissements chinois : aubaine ou malédiction pour l’Asie du Sud-Est ?

Les manifestations [en français] spontanées contre les coupures de courant en Birmanie ont été relayées par les médias en mai 2012, le gouvernement n’autorisant que rarement les rassemblements anti-gouvernementaux. Fait plus remarquable encore, des manifestations se sont tenues devant l’ambassade de Chine à Rangoon, la capitale birmane. Les manifestants se sont rassemblés et ont uni leurs voix contre la décision du gouvernement de vendre les réserves d’énergie limitées de leur pays à la Chine. Voici un commentaire posté sur la page Facebook de Eleven Media Group [birman], l’un des plus importants groupes médiatiques privés du Myanmar, qui se fait l’écho d’un sentiment largement partagé parmi les consommateurs birmans :

“70% de l’électricité fournie à Rangoon provient des centrales hydro-électriques de Law Pi Ta et de Ye Ywar, et l’électricité de la centrale Shwe Li est envoyée en Chine, il y a donc une pénurie d’électricité à Rangoon. Pourquoi ? Allez donc couper le courant en Chine !”

Protest against electricity shortages around City Hall, Yangon. Image from Facebook page of CJMyanmar.

Manifestation contre les coupures de courant aux abords de la mairie à Rangoon. Image postée sur la page Facebook de CJMyanmar.

 

La Chine commerce avec l’Asie du Sud-Est depuis des siècles. Toutefois, des années de croissance économique exceptionnelle ont amené la Chine à devenir un investisseur majeur dans la région. La Malaisie est sur le point de devenir le troisième partenaire économique de la Chine, derrière le Japon et la Corée du Sud. En 15 ans, la Chine a investi 8,8 milliards de dollars US au Cambodge et est ainsi devenue le premier émetteur d’investissements dans le pays. L’année dernière, la Chine a également dépassé la Thaïlande et le Vietnam en matière d’investissements au Laos.

Les capitaux chinois financent de nombreux projets à long terme dans l’hydroélectricité, l’exploitation minière, forestière et agricole, les transports et les infrastructures de la région. Ces investissements sont généralement bien accueillis grâce aux emplois qu’ils créent et à leur impact positif sur l’économie locale.

Cependant, on assiste également à l’émergence de mouvements s’opposant à cette expansion économique agressive de la Chine. Ce rejet est en partie alimenté par des courants nationalistes, les magnats locaux n’acceptant pas la concurrence étrangère ; mais cela pose également le problème de la survie et des droits humains des milliers de résidents déplacés à la suite de projets de développement financés par la Chine.

Un barrage colossal aux frais de la Chine

Ayeyarwaddy River, Myanmar. Photo from Flickr page of DamienHR used under CC license Attribution-ShareAlike 2.0 Generic (CC BY-SA 2.0).La rivière Ayeyarwaddy, au Myanmar. Photo issue de la page Flickr de DamienHR, utilisée sous Licence CC Attribution-ShareAlike 2.0 Generic (CC BY-SA 2.0).

L’année dernière, le gouvernement civil birman a suspendu [en français] un projet de barrage sur la rivière Irrawaddy financé par la Chine après qu’un mouvement citoyen s’est opposé à sa construction qui aurait entrainé l’expulsion de milliers de villageois. Ce fut peut-être la première fois que le gouvernement soutenu par la junte militaire répondait positivement à une pétition lancée par les citoyens.

Ce commentaire [en birman] d’un internaute du Myanmar sur le site 11-media.com traduit un avis partagé au sein du pays après l’annonce du retrait du projet :

“Je remercie de tout mon cœur M. le Président pour avoir courageusement décidé de répondre aux attentes de ses citoyens, malgré les conséquences de cette décision sur l’approvisionnement en énergie de la Chine, qui défend les intérêts du Myanmar au Conseil de Sécurité de l’ONU ; et malgré les répercussions juridiques de l’annulation d’un contrat.”

La question des terres au Cambodge

Les agriculteurs cambodgiens se sont également opposés à la confiscation de leurs terres par la Chine. Selon le Cambodian Center for Human Rights, le gouvernement du Cambodge aurait depuis 1994 cédé 4 615 745 hectares en concessions à 107 firmes détenues par les Chinois, dont 3 374 328 ha de concessions forestières, 973 101 ha de concessions foncières et 268 316 ha de concessions minières.

Land disputes often lead to militarization in Cambodia. Photo from Licadho.Les différends territoriaux sont souvent à l’origine d’une militarisation croissante du Cambodge. Photo de Licadho.

Dans cet article, le journaliste Alex Watts explore les raisons pour lesquelles la Chine est devenue l’investisseur phare du gouvernement cambodgien:

“A la vitesse où ça va, il faudra bientôt un visa chinois pour pénétrer sur le sol cambodgien, avec toutes ces parcelles de terrains bradées à la puissance la plus vorace d’Asie.

Certains activistes tentent de nous prévenir que, si cela continue, la plupart des parcs nationaux du Cambodge et de ses réserves naturelles pourrait être cédée aux investisseurs chinois.
Ils soulignent que la préférence du gouvernement cambodgien va à la Chine car elle est le premier émetteur d’investissements et d’aides financières du pays, et est moins regardante sur des questions aussi insignifiantes que celles des droits humains et de l’expulsion des villageois.”

Investissements aux Philippines

Parallèlement, d’importants investissements chinois aux Philippines ont été souillés par des accusations de corruption. Les projets National Broadband Network et Northrail ont été annulés par le gouvernement après qu’il a été révélé que des pots-de-vin avaient été versés par des entreprises chinoises afin d’obtenir le soutien de fonctionnaires philippins. L’ancien président du gouvernement des Philippines a lui-même été accusé d’avoir reçu des commissions en échange de son soutien aux très gros contrats.

Chinese firm ZTE was embroiled in a corruption scandal in the Philippines

L’entreprise chinoise ZTE s’est embourbée dans un scandale lié à la corruption aux Philippines.

Un autre accord controversé, mis au grand jour par un sénateur philippin, prévoit la location des meilleures terres agricoles du pays à des entreprises chinoises. Le sénateur a utilisé des arguments constitutionnels et de souveraineté pour s’opposer au contrat.

Si les Philippins se sont d’abord réjouis de l’annulation de ces projets aberrants et hors de prix, ces problèmes ont également impacté le flux des investissements chinois dans le pays.

Le blogueur Bong Mendoza s’inquiète de l’impact que cela pourrait avoir sur les relations entre les deux pays :

“Les relations sino-philippines sont certainement à un des niveaux les plus bas de tous les temps. Même au sommet de la crise du Mischief Reef (1995 – 1997), les liens économiques continuaient à se resserrer et l’effet sur les liens humains était minimal. Désormais, la valeur de la coopération économique avec la Chine est remise en question en raison du sentiment qu’elle a été accomplie grâce à la corruption (NBN-ZTE, Northrail par exemple).”

Il ne fait aucun doute que l’émergence de la Chine en tant que puissance économique mondiale bénéficie énormément à ses voisins d’Asie du Sud-Est en mal de liquidités. Mais alors que la Chine augmente son poids économique, elle doit être prête à rendre compte des conséquences que peuvent avoir ses actions. Elle ne devrait pas considérer l’Asie du Sud Est comme un autre marché à dominer mais comme un partenaire économique ancien avec des coutumes, des traditions et des systèmes politiques uniques. En bref, si l’argent de la Chine peut transformer des villages pauvres en communautés prospères, il peut également être utilisé pour détruire l’environnement, violer les droits humains et aggraver la corruption dans la région. Le refus de la Chine de reconnaître l’impact de ses investissements pourrait contraindre les pays sud-asiatiques à se mettre en quête de nouveaux financements.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Chinese Perspectives on Investing in Australiafrom the Lowy Institute for International Policy, Sydney, Australia.

Chinese Outward Direct Investments in Spainfrom the Chatham House, London, United Kingdom.

Chinese Direct Investment in Europe: Facts and Fallaciesfrom the Chatham House, London, United Kingdom.


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الاستثمار الصيني: نعمة أم نقمة لجنوب شرق آسيا؟

حظت المظاهرات العفوية التي قامت ضد انقطاع الطاقة في ميانمار التغطية الإعلامية في مايو / أيار 2012 لأن الحكومة نادراً ما تسمح بأي نشاط ضدها، بل وكان الأمر أكثر ظهوراً في حالة المظاهرات التي قامت أمام السفارة الصينية في يانجون، عاصمة ميانمار. ذهب المتظاهرون معاً لإعلان الاحتجاج ضد قرار الحكومة بتصدير موارد ميانمار المحدودة في مجال الطاقة إلى الصين. نورد بالأسفل تعليقاً من صفحة فيسبوك باسم Eleven Media Group (مجموعة الأحد عشر الإعلامية) [بالبورمية]، أحد أكبر المنظمات الإعلامية الخاصة في ميانمار، يعبر عن صدى صوت العديد من المستهلكين للطاقة في ميانمار:

تأتي 70% من الكهرباء الذاهبة إلى ياجون من محطتي “لو بي تا” و”يي يوار” المائيتين، أما محطة شوي لي فانتاجها يذهب إلى الصين، لذا فهناك نفص في الكهرباء في العاصمة! لماذا يحدث هذا؟ بدلاً من ذلك اقطعوا الكهرباء عن الصين.

مظاهرة ضد انقطاه الكهرباء حول مجلس المدينة في العاصمة يانجون. الصورة من صفحة CJMayanar على فيسبوك.

مظاهرة ضد انقطاه الكهرباء حول مجلس المدينة في العاصمة يانجون. الصورة من صفحة CJMayanar على فيسبوك.

تتاجر الصين مع دول جنوب شرق آسيا منذ قرون. ولكن في السنوات الماضية دفع النمو الاقتصادي المتعاظم الصين لتكون المستثمر الرئيسي في المنطقة. فأصبحت ماليزيا ثالث أكبر شريك تجاري للصين بعد اليابان وكوريا الجنوبية. وفي ال 15 عام الماضية، ضخت الصين 8.8 بليون دولار إلى كمبوديا لتصبح الصين أكبر مستثمر هناك. وتخطت الصين تايلاند وفيتنام لتصبح أكبر مستثمر أيضاً في لاوس في العام الماضي.

تقف العاصمة الصينية وراء العديد من الاستثمارات الواسعة النطاق في مجال الطاقة المائية والتعدين والخشب والزراعة والنقل والبنية التحتية في المنطقة. عادة يحرب بهذه الاستثمارات لما توفره من فرص عمل وأيضاً لما توفره من تأثير اقتصادي إيجابي. ولكن بدأت تظهر معارضة للنمو الاقتصادي الصيني العنيف في المنطقة. حيث بدأت ردود الأفعال السلبية في الظهور مع دعم الحركات القومية لها، حيث يرفض رجال الأعمال المحليين المنافسة الأجنبية، بالإضافة إلى مشكلة ظروف العمل والبقاء وحقوق الإنسان بالنسبة لآلاف الساكنين الذي تم تهجيرهم لبناء المشروعات الصينية مكانهم.

سد ضخم بدعم من الصين

نهر ايراوادي، ميانمار. الصورة من حساب فليكر DamienHR (تحت رخصة المشاع الإبداعي).

نهر ايراوادي، ميانمار. الصورة من حساب فليكر DamienHR (تحت رخصة المشاع الإبداعي).

في العام الماضي، علقت الحكومة المدنية في ميانمار مشروع سد ضخم على نهر ايراوادي تدعمه الصين، بعد معارضة حركة مدنية لعملية الإنشاء لأن بناء السد سيؤدي إلى إخلاء آلاف القرويين وتهجيرهم. ربما تكون هذه المرة الأولى التي توافق فيها الحكومة العسكرية وتستجيب إلى مطلب للمجتمع المدني.
هذا التعليق [بالبورمية] من أحد مستخدمي الإنترنت في ميانمار على الموقع الإخباري لمجموعة الأحد عشر الإعلامية كان رد فعل عام في البلاد، بعد الإعلان عن إلغاء المشروع:

من كل قلبي أشكر السيد الرئيس لاتخاذه هذا القرار الشجاع إرضاءً لرغبة العامة، على الرغم من تأثير القرار على احتياج الصين للطاقة على المدى البعيد، التي تحمي ميانمار في مجلس الأمن في الأمم المتحدة؛ بالإضافة إلى التأثير القانوني نتيجة فسخ العقد الذي تم توقيعه بالفعل.

قضايا أرض كمبوديا

أيضا عارض المزارعون الكمبوديون رافعين مظالم حول استيلاء الصين على بعض أراضيهم. وفقا للمركز الكمبودي لحقوق الإنسان، ضمنت الحكومة الكمبودية 4,615,745 فدان لصالح 107 شركة صينية منذ عام 1994. ومن إجمالي هذا الرقم، كان 3,374,328 فدان غابات و 973,101 فدان أراضي اقتصادية و268,316 فدان أراضي للتعدين.

نزاع على الأرض، عادة تنتهي بحوزة الجيش في كمبوديا. الصورة من Licadho.

نزاع على الأرض، عادة تنتهي بحوزة الجيش في كمبوديا. الصورة من Licadho.

في هذا المقال، يستكشف الصحفي أليكس واتس لماذا تعد الصين المستثمر المفضل لدى الحكومة الكمبودية:

لأن الأمور تسير كما يلي، قريباً ستحتاج تأشيرة صينية لدخول الأراضي الكمبودية مع كل ما يتم من بيع للأراضي الكمبودية لصالح الوحش الآسيوي الشره.

يحذر بعض النشطاء أنه إذا استمرت الأمور على هذا النحو سيتم بيع أغلب المتنزهات والمحميات والأماكن المقدسة الكمبودية للمستثمرين الصينيين.
يلفتون النظر إلى كون الصين المستثمر المفضل لدى الحكومة الكمبودية بسبب كونها المستثمر الأكبر في البلاد ومصدر الدعم والمساعدة الأجنبية، كما أن الصين تعد الأقل طلبا من غيرها من بلدان الغرب عندما يتعلق الأمر بالأمور التافهة مثل حقوق الإنسان وحقوق القرويين وطردهم من أراضيهم ومنازلهم.

الاستثمارات في الفلبين

في هذه الأثناء، تمت ملاحظة الاستثمارات الصينية المعروفة غي الفلبين بسبب اتهامها بالفساد. تم إلغاء مشاريع مثل شبكة الإنترنت عريض النطاق وسكك حديد الشمال من قبل الحكومة بعد أن اكتشفت قضايا رشاوي دفعت من قبل الشركات الصينية للحصول على دعم المسؤولين الفلبين. حتى الرئيس السابق للفلبين تم اتهامه بالتربح والحصول على رشوة لدعم الصفقات الضخمة.

تورط الشركة الصينية ZTE  في فضيحة فساد في الفلبين

تورط الشركة الصينية ZTE في فضيحة فساد في الفلبين

صفقة أخرى أثارت الجدل كشفها عضو مجلس الشيوخ في الفلبين، تتضمن تأجير أراضي البلاد الزراعية الممتازة لشركات صينية. رفع العضو قضايا دستورية وسيادية لمعارضة هذه الصفقة.
ابتهج الفلبينون بإلغاء المشاريع المشبوهة والمبالغ في سعرها، لكن أثرت القضية على تدفق الاستثمارات الصينية في البلاد. كتبت المدون بونج ميندوزا معبراً عن قلقه حول تأثير ذلك على العلاقات بين البلدين:

ربما تكون العلاقات الصينية الفلبينية في أسوأ حال لها على الإطلاق. حتى خلال ذروة أزمة منطقة أعشاب ميسشيف (1995-1997)، كانت العلاقات الاقتصادية تزدهر وكان هناك تأثير بسيط في العلاقات بين الشعوب. الآن هناك تشكك في قيمة التعاون الاقتصادي مع الصين بسبب التصورات حول ملاحقة الممارسات والأنشطة الفاسدة (مثل شركات NBN-ZTE، سكك حديد الشمال)

لا يوجد أدنى شك حول كون وجود الصين كقوة اقتصادية عظمى يجلب الكثير من النفع لجيرانها في جنوب شرق آسيا المتعذرين اقتصاديا ومالياً. لكن وبينما تتوسع الصين اقتصاديا، لابد أن تكون مستعدة للمحاسبة على النتائج والعقبات المتغيرة نتيجة أفعالها. لا يجب على الصين أن تعامل جنوب شرق آسيا على أنه سوق آخر عليها أن تسيطر عليه لكن عليها أن تعتبره شريك تجاري قديم برسوم جمركية وعادات ونظم سياسية مختلفة.
باختصار، بإمكان أموال الصين أن تحول القرى الفقيرة إلى مجتمعات مزدهرة لكن يمكنها أيضا أن تُستخدم لتدمير البيئة، وانتهاك حقوق الإنسان، ونشر الفساد في المنطقة. ربما يجبر فشل الصين في إدراكها تأثير استثماراتها جنوب شرق آسيا البحث عن مستثمرين آخرين.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Chinese Perspectives on Investing in Australiafrom the Lowy Institute for International Policy, Sydney, Australia.

Chinese Outward Direct Investments in Spainfrom the Chatham House, London, United Kingdom.

Chinese Direct Investment in Europe: Facts and Fallaciesfrom the Chatham House, London, United Kingdom.


For more information on issues and events that shape our world please visit the ISN’s Security Watch and Editorial Plan Dossiers.