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L’Asie du Sud-Est, foyer des guerres civiles les plus longues

L’Asie du Sud-Est ne se limite pas à ses plages de sable blanc, ses temples et ses complexes hôteliers: c’est également une des zones au monde les plus ravagées par les conflits armés. Le Laos, le Cambodge et le Vietnam, pour ne citer qu’eux, sont parmi les pays qui ont été le plus bombardés au cours du siècle dernier. Plus d’un tiers des bombes à fragmentation lâchées au Laos par les États-Unis entre 1964 et 1973 n’ont pas explosé [en français] et sont toujours réparties à travers tout le pays. Anna MacDonald, responsable de la campagne internationale «Contrôlez les armes » lancée par Oxfam, décrit la vie calme mais dangereuse des campagnes [en français] laotiennes :

“En descendant de l’avion dans la province de Xieng Khuang, nous nous sommes trouvés en pleine campagne. Partout, il y a des champs avec des buffles d’eau et des rizières, et la campagne vallonnée est émaillée de petites exploitations agricoles et de traditionnelles maisons en bois. C’est un paysage agréable et paisible qui nous fait oublier que l’héritage meurtrier laissé par les période de guerre est partout – 100% des villages de ce secteur sont confrontés à la présence d’engins non explosés dans leurs champs et aux alentours.”

Alors que la guerre du Vietnam continue de hanter la région, l’Asie du Sud-Est souffre de blessures plus récentes qu’il lui faut panser. Il y a, par exemple, l’actuelle guerre civile la plus longue que le monde ait jamais connu [en français], impliquant l’Armée Karen de libération nationale qui lutte pour l’indépendance [en français] face au Myanmar depuis 60 ans.

Le site Burma Matters Now fait part de l’impact de la guerre sur les civils innocents qui vivent à la frontière du Myanmar et de la Thaïlande :

“Pour beaucoup, c’est devenu une routine de devoir quitter leurs maisons trois ou quatre fois par an, en emmenant tout ce qu’ils peuvent porter, avant que les soldats n’arrivent. A chaque fois, des milliers de villageois sont obligés de s’enfoncer encore plus en avant dans la jungle hostile afin d’échapper aux soldats qui font irruption. En se cachant, ces familles se sont sévèrement privées d’accès à la nourriture et vivent dans des abris plus que rudimentaires.”

Selon The Irrawaddy, on estime à 450 000 le nombre de civils déplacés [en anglais] et actuellement localisés dans l’est et le sud-est du Myanmar du fait des guerres civiles. Et tandis que l’union nationale karen et le gouvernement central du Myanmar ont signé un cessez-le-feu [en anglais] en janvier dernier, chaque partie n’a cessé d’accuser l’autre de constamment violer [en anglais] l’accord.

Pendant ce temps, le très maoïste parti communiste des Philippines [en anglais] mène dans les campagnes une véritable révolution armée depuis 1969, faisant de ce conflit la plus longue insurrection communiste au monde.

Voici, ci-dessous, les photographies des femmes combattantes [en anglais] de l’armée rouge ainsi que d’une fête célébrant l’anniversaire du parti [en anglais] dans un village reculé sur l’île de Mindanao.

Des femmes combattantes de l’Armée Rouge aux Philippines. Image fournie par Philippine Revolution Web Central.

42ème anniversaire du parti communiste dans le nord-est de Mindanao. Image fournie par Philippine Revolution Web Central.

Les négociations de paix entre le gouvernement philippin et les rebelles communistes sont actuellement suspendues. Le gouvernement accuse les rebelles d’être responsables de l’état persistant de sous-développement du pays. Il les accuse également de recourir à des pratiques criminelles comme l’extorsion et l’enlèvement pour financer leurs opérations. En attendant, les rebelles prétendent avoir survécu aux nombreuses offensives militaires menées à leur encontre par le gouvernement au cours des quatre dernières décennies grâce au soutien de la population.

La guerre qui fait rage à Mindanao aux Philippines a poussé des milliers d’habitants à quitter leur domicile. Les réfugiés sont appelés ‘bakwit’ (ce qui signifie “évacuer” en argot). Le père Felmar Castrodes Fiel, qui travaille pour la Société du Verbe Divin (SVD), raconte l’histoire familière des problèmes rencontrés par les bakwit [en anglais]:

“…la rebellion a causé au moins 50 000 morts, chassé 2 millions de personnes de leur foyer, a détruit plus de 500 mosquées, 200 écoles et 35 villes et villages.

A Mindanao, “bakwit” est un mot répandu. Il fait référence à des habitants qui sont pris entre les tirs croisés des “dissidents” et ceux de l’armée, et n’ont pas d’autre choix que de fuir leur lieu d’habitation afin de ne pas se retrouver au cœur de la bataille.”

Les mouvements séparatistes prospèrent également dans le sud de la Thaïlande [en anglais] et dans le sud des Philippines. En Thaïlande, l’insurrection islamique s’est particulièrement intensifiée ces dernières années, et certains analystes pensent que ce conflit pourrait bientôt devenir la plus importante insurrection en Asie [en anglais].

Les gros titres internationaux font rarement mention des actuels conflits que vit l’Asie du Sud-Est. C’est d’autant plus regrettable que cela n’aide pas au dialogue international, ni à une meilleure compréhension des divers conflits et encore moins à leur trouver des solutions.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Inside Southeast Asia: First Annual Conferencefrom the Institute of Peace and Conflict Studies (IPCS), New Delhi , India.

Migration Between South and Southeast Asia: Overview of Trends and Issuesfrom the Institute of South Asian Studies (ISAS), Singapore, Singapore.

Resolving Southeast Asian Territorial Disputes: A Role for the ICJfrom the Institute of Peace and Conflict Studies (IPCS), New Delhi , India.


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Sudeste Asiático: Hogar de las guerras civiles más largas del mundo

El Sudeste asiático es más que playas de arena blanca, templos y complejos turísticos: también es una de las regiones del planeta que más ha sido devastada por la guerra. Laos, Cambodia y Vietnam, por ejemplo, se encuentran dentro de los países más bombardeados del mundo durante el siglo pasado. Alrededor de un tercio de las bombas de racimo dejadas caer por los Estados Unidos en Laos entre 1964 y 1973 no detonaron y siguen esparcidas a través del país. Anna MacDonald, jefa de la Campaña de Control de Armas de Oxfam International, señala el silencioso, pero peligroso escenario rural [en] de Laos:

“Al bajar del avión en la provincia de Xieng Khuang estábamos en un área muy rural. Campos con abundancia de búfalos de agua y arrozales, y el paisaje montañoso está atravesado por numerosos campos de agricultores y pequeñas casas de madera tradicionales. Se trata de un lugar pacífico y tranquilo que contrasta con el mortal legado de tiempos de guerra que está por todas partes – el 100% de las aldeas aquí tienen municiones sin estallar (UXO) en sus campos y alrededores.”

Mientras que la guerra de Vietnam sigue acosando a la región, también hay nuevas heridas de la guerra de las que hay que tener cuidado en todo el sudeste asiático. Por ejemplo, la guerra civil en curso más larga del mundo implica al Ejército de Liberación Nacional Karen, que ha estado luchando por la independencia de Myanmar en los últimos 60 años.

Burma Matters Now comparte el impacto de la guerra [en] sobre los inocentes civiles que viven en la frontera entre Myanmar y Tailandia:

“Para muchos, se ha convertido en rutina salir de casa con las pocas cosas que puedan llevar sobre sus espaldas antes que los soldados lleguen tres o cuatro veces al años. Miles de campesinos se ven obligados a viajar cada vez más profundamente en la selva hostil, donde no puedan ser encontrados por los soldados que llegan. En la clandestinidad, estas familias tienen acceso muy limitado a alimentos, y viven en los refugios más rudimentarios.”

De acuerdo a The Irrawaddy, hay un estimado de 450,000 civiles desplazados internamente [en] localizados en la actualidad en Myanmar oriental y suroriental debido a las guerras civiles. Y mientras la Karen National Union y el gobierno central de Myanmar firmaron un cese al fuergo [en] el pasado mes de enero, ambos partidos se han acusado mutuamente de violar [en] constantemente el acuerdo.

Entre tanto, el Partido comunista de Filipinas [en]de influencia maoista, ha estado llevando a cabo una revolución armada en la zona rural del país desde 1969, en lo que es la insurgencia comunista más larga del mundo.

Debajo se puede apreciar fotos de mujeres combatientes del Ejército Rojo y una celebración del aniversario del partido en una remota villa en la isla de Mindanao.

Las negociaciones de paz entre el gobierno filipino y los rebeldes comunistas están actualmente suspendidas. El gobierno culpa a los rebeldes por la contínua falta de desarrollo del país. También les acusa de recurrir a actividades delictivas como la extorsión y el secuestro para financiar sus operaciones. Mientras tanto, los rebeldes afirman que han sobrevivido a las numerosas ofensivas militares del gobierno en las últimas cuatro décadas, debido a que han contado con el apoyo público.

La guerra en Mindanao en las Filipinas ha obligado a miles de residentes a huir de sus hogares. A los refugiados se les llama ‘bakwit” (jerga para evacuar). FR. Felmar Castrodes Fiel, de la Sociedad del Verbo Divino (SVD), narra la historia familiar de problemas que enfrentan los bakwit [en]:

“… La rebelión ha matado al menos a 50.000 personas, impulsado a 2 millones a abandonar sus hogares, destruyó más de 500 mezquitas, 200 escuelas y 35 ciudades y pueblos.

En Mindanao, “bakwit” es una palabra popular. Se refiere a los residentes desplazados que se encuentran atrapados en el fuego cruzado entre “elementos sin ley” y los militares, y no tienen más remedio que huir de sus hogares para evitar ser atrapados en la batalla.”

Los movimientos separatistas también están prosperando en el sur de Tailandia [en] y el sur de Filipinas. La insurgencia islámica de Tailandia, en particular, se ha intensificado en los últimos años, y algunos analistas creen que pronto podría convertirse en la mayor insurgencia de Asia.

Los titulares mundiales rara vez mencionan las guerras en curso del sudeste asiático. Esto es lamentable, ya que impide el diálogo mundial y la comprensión de los diversos conflictos y – en definitiva – de su resolución.


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جنوب شرق آسيا: موطن أطول الحروب الأهلية المستمرة في العالم

المنطقة إحدى أكثر المناطق التي دمرتها الحروب على هذا الكوكب. لاوس، كمبوديا، وفيتنام، على سبيل المثال، تعتبر تلك البلدان بين أكثر البلدان التي تعرضت للقذف في العالم على مدار القرن الماضي. تقريبا ثلث القنابل العنقودية التي قذفتها الولايات المتحدة على لاوس في الفترة بين 1964 و1973 لم تنفجر بعد وما زالت مشتته ومنتشرة عبر البلاد. تلخص آنا ماكدونالد، مديرة حملة أوكسفام للحد من الأسلحة المشهد الهادئ الخطير في نفس الوقت لريف لاوس:

عند النزول من الطائرة في محافظة زيانجهوانج كنا في وسط منطقة ريفية جداً. انتشار المراعي والمياه والجاموس ومحصول الأرز، وتقاطع الريف والتلال مع مراعي المزارعين والمنازل التقليدية الصغيرة المبنية من الخشب. مشهد هادئ ومسالم يعطي فكرة مضلله عن ارث الحرب المميتة التي تنتشر في جميع الأرجاء – 100% من القرية تحتوي على قنابل وألغام لم تنفجر بعد منتشرة في الحقول وما حولها.

وبينما يخيم شبح الحرب الفيتنامية على المنطقة، توجد جروح حديثة نتجت عن حرب تستوجب الالتفات إليها والاهتمام بها في جنوب شرق آسيا. مثل الحرب الأهلية المستمرة الأطول في العالم والتي يتورط فيها جيش كارين للتحرير الوطني، الذي يحارب من أجل استقلال ميانمار على مدار 60 عاماً مضت وحتى الآن.

ينشر حاليا موقع “قضايا بورما” تأثير الحرب على الأبرياء من المدنين الذين يعيشون على الحدود بين ميانمار وتايلاند:

“بالنسبة للعديد، أصبح الأمر عادة وروتين أن يتركوا منازلهم قبل وصول الجنود وذلك ثلاث أو أربع مرات في السنة مع ما يمكن حمله من متاع وممتلكات على ظهورهم. يتم إجبار الآلاف من القرويين كل مرة للسفر في الأدغال الخطرة حتى يختبئوا من الجنود القادمين. وفي أماكن الاختباء، تمتلك تلك العائلات القليل من الطعام والشراب، ويعيشون في أبسط المساكن البدائية.

وفقاً لموقع إيراوادي، يوجد ما يقرب من 450,000 مواطن مدني تم تهجيره داخل البلاد ومتواجدين حالياً في شرق وجنوب شرق ميانمار نتيجة للحرب الأهلية. وعلى الرغم من توقيع جيش كارين للتحرير الوطني وحكومة ميانمار المركزية على اتفاقية وقف إطلاق النار في يناير/ كانون الثاني الماضي أتهم كل من الطرفين بعضهما البعض باختراق الاتفاقية.

في هذه الأثناء، شن الحزب الشيوعي في الفلبين المتأثر بالماوية ثورة مسلحة على الريف منذ عام 1969، جاعلين منها أطول تمرد شيوعي في العالم.

بالأسفل صور للمقاتلات النسوة في الجيش الأحمر واحتفال بالذكرى السنوية في قرية نائية في جزيرة مندناو.

النسوة المقاتلات في الجيش الأحمر في الفلبين. الصورة من موقع الثورة الفلبينية.

النسوة المقاتلات في الجيش الأحمر في الفلبين. الصورة من موقع الثورة الفلبينية.الاحتفال بالذكرى السنوية 42 للحزب الشيوعي في شمال شرق منطقة مندناو. الصورة من موقع الثورة الفلبينية.

الاحتفال بالذكرى السنوية 42 للحزب الشيوعي في شمال شرق منطقة مندناو. الصورة من موقع الثورة الفلبينية.

تعد مفاوضات السلام بين الحكومة الفلبينية والمتمردين الشيوعيين متوقفة الآن. وتلوم الحكومة المتمردين على استمرار تأخر البلاد وتوقف النمو بها. كما تتهمهم باللجوء إلى الأنشطة الإجرامية مثل الاغتصاب والسرقة والخطف لتمويل عملياتهم. في الوقت نفسه، يدعي المتمردون بأنهم نجوا من الاتهامات العسكرية العديدة من قبل الحكومة في العقود الأربعة الماضية بسبب تمتعهم بالدعم الشعبي العام.

أجبرت الحرب قي مندناو في الفلبين آلاف السكان على هجر منازلهم. يطلق على الملاجئ لفظ “باكويت” أي إخلاء. يروي فيلمار كاسترود فيل، من مجتمع العالم المقدس، عن المشاكل والعقبات التي تواجه باكويت:

…نتج عن الثورة وفاة 50,000 شخص على الأقل، وتشرد أكثر من 2 مليون، وتدمير أكثر من 500 مسجد، و200 مدرسة، و35 مدينة وقرية.

في مندناو، تعتبر كلمة “باكويت” كلمة شائعة. تعود على السكان المهجرين الذين يعيشون في المناطق مكان تبادل النيران بين “العناصر غير الشرعية” والجيش ولا يوجد لديهم أي خيار إلا إخلاء منازلهم لتجنب التعرض للقذف أثناء المعارك.

كما تنتشر حركات منشقة في جنوب تايلاند وجنوب الفلبين. كثف التمرد الإسلامي في تايلاند، تحديدا، في السنوات الأخيرة، ويعتقد بعض المحللين أنه ربما يصبح هذا التمرد أكبر تمرد في آسيا.

قليلاً ما تذكر عناوين الأخبار العالمية الحروب الجارية في جنوب شرق آسيا. ويعتبر هذا الأمر سيء لأنه يمنع الحوار والنقاش العالمي وفهم الصراعات المختلفة و – أخيرا – إيجاد حلول لها .


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Israël : Budget de la défense ou justice sociale, quelle priorité ?

L’un des principaux effets des manifestations pour une meilleure justice sociale observées en Israël l’année dernière, a été de remettre à l’ordre du jour le débat sur les priorités de l’Etat en matière de budget. Ce mouvement qui revendiquait plus de justice sociale (également connu sous l’appellation # J14) réclamait par ailleurs une répartition plus équitable des richesses en Israël, notamment à travers l’allocation d’une plus grande partie du budget de l’Etat aux services sociaux, par l’octroi de subventions pour des services tels que le logement, en rendant l’école gratuite et en fournissant de meilleurs services médicaux, ceci aux dépens de certaines de ses priorités budgétaires actuelles [en anglais], telles que le budget alloué à la défense, qui ne cesse d’augmenter d’années en années.

Le blogueur Tomer Israeli [en hébreu] explique la logique partagée par les nombreux manifestants du mouvement # J14:

“רק אם נוכל להקטין באמת נתח זה נוכל להגדיל במקומות אחרים. אחרת נמשיך להסתובב סביב הזנב של עצמנו ונמשיך למשוך מצד לצד את השמיכה הקצרה. האם יש לנו דעה בנוגע לתקציב? כי אם אין לנו דעה הרי שאין לנו כיוון משמעותי ודרך לשינוי סדרי העדיפויות במדינה.”
“Si seulement nous parvenions à réduire la part de ce budget [budget de la défense], nous serions en mesure d’augmenter le budget d’autres ministères. Sinon, nous continuerons à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Avons-nous un avis à donner en ce qui concerne la répartition du budget de l’Etat? Parce que si n’est pas le cas, cela voudrait dire que nous n’avons aucun moyen de changer ou tout simplement d’influer sur les priorités du pays.”

Le blogueur Ziv Turner [en hébreu] a fustigé le gouvernement israélien actuel dans sa manière de gérer le pays, notamment à travers le fait que les citoyens, qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts, doivent encore payer de lourds impôts, alors que dans le même temps, le déficit de l’Etat ne cesse d’augmenter, sans que toutefois il ne parvienne à fournir à la population les services dont elle a besoin. Il écrit:

“תקציב הביטחון השוטף זה הבלוף בהא הידיעה של האמא של הבלופים בישראל. צבא עשיר ומנופח, עם מכפלות של זרועות ומטות מלחמה, ודל בחשיבה לטווח ארוך. לא נשארו לנו אויבים מסביבנו שיכולים להביא אותנו לקיצינו, שמאיימים על קיומנו. נשארנו עם נסראללה ואיראן. בשביל זה לא צריך כזה צבא מנופח.”

“Le budget de la défense est le plus gros mensonge de tous les mensonges d’Israël. Une armée riche et pléthorique, avec de nombreuses armes et des commandants, mais sans perspective sur le long terme. Nous n’avons pas autour de nous quelque ennemi que ce soit qui pourrait menacer notre sécurité ou nous anéantir. Nous nous retrouvons coincés entre Nasrallah et l’Iran. Rien que pour cette raison, nous n’avons pas besoin d’une armée pléthorique.”

The Defense Budget by Amitai Sandy

Caricature du budget de la défense, par Amitai Sandy. Utilisé avec permission. Texte de droite à gauche: A-Vous, B- Moi, C- La prochaine guerre.

Dans un article publié sur le blog X972 Magazine, Timna Axel [en anglais] parle de l’influence du budget de la défense et de l’occupation des territoires palestiniens, sur les inégalités sociales en Israël:

“Ainsi, il y a des coupes dans le budget alloué aux dépenses sociales, des coupes qui, pendant la deuxième Intifada par exemple, ont atteint un total de 65 milliards de shekels, tandis que le budget de la défense lui a augmenté de 15 milliards de shekels. Les coupes dans les allocations familiales et les indemnités de chômage ont entraîné une augmentation constante du taux de pauvreté et les transferts des revenus du gouvernement visant à combattre ceci ont eu un effet très insignifiant sur la réduction de la pauvreté, pire que ce qui s’était produit en 1980. L’article cite l’économiste Momi Dahan, qui écrit qu’«une analyse en profondeur des facteurs à l’origine du fait que l’Etat d’Israël compte plus de pauvres que tout autre pays développé devrait tenir compte de ce qu’Israël consacre 7% de son PIB à la défense, alors que la moyenne dans les autres pays développés est de 1,5%. “

Le blogueur Yuval Ron [en hébreu] d’autre part, voit en l’occupation des colonies dans les territoires palestiniens, un moyen de réduire le budget de la défense, en écrivant:

“לקו הגדול של תקציב המדינה הוא תקציב הביטחון. תקציב ביטחון כה גדול מעכב ומונע פעילויות חשובות בתחומים חיוניים אחרים. הגנת גבולות המדינה על ידי הצבא בלבד ללא התיישבות היתה מטילה על המערכת הצבאית עול כבד ביותר הן מבחינת עומס כוח האדם והן מבחינה כלכלית. קיומם של ישובים בקו הגבול מקל על הצבא את הפעילות ההגנתית וחוסך למדינה כוח אדם וסכומי כסף ניכרים.”

“La plus grande partie du budget de l’Etat est alloué au portefeuille de la défense. Ce budget est si important qu’il retarde ou empêche le gouvernement de mener des actions importantes sur d’autres questions essentielles, notamment dans le social. La défense des frontières par la seule armée, sans l’occupation des colonies, ferait peser une charge très lourde sur l’armée, tant en termes de main-d’œuvre que d’argent. L’existence des colonies de peuplement le long de la frontière permet à l’armée de jouer de jouer plus facilement son rôle (mener des actions de défense du territoire) et fait économiser à l’Etat sa main d’œuvre et d’importantes sommes d’argent.”
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إسرائيل: ميزانية الدفاع مقابل العدالة الاجتماعية

من مكاسب الاحتجاجات التي اجتاحت إسرائيل للمطالبة بالعدالة الاجتماعية في العام الماضي أنها جددت النقاش حول أولويات ميزانية الدولة. طالبت حركة العدالة الاجتماعية (المعروفة أيضا بحركة 14 يوليو/ تموز) بتوزيع عادل للثروة في إسرائيل، متضمنة ضخ حصة من الميزانية لخدمات السكان مثل دعم الإسكان، مجانية التعليم، وخدمات صحية أفضل، في أولويات مصاريف الميزانية الحالية – وحدها ميزانية الدفاع تستمر في الصعود.

أوضح المدون تومر إسرائيلي المنطق الذي يشاركه معظم متظاهري 14 يوليو:

فقط إذا قللنا فعلاً هذه الحصة من الميزانية (ميزانية الدفاع) هل سنتمكن من زيادتها (الميزانية) في مجالات أخرى. في ماعدا ذلك، سنظل ندور في حلقة مفرغة ولن نصل إلى حل. هل لدينا رأي فيما يتعلق بالميزانية؟ لأنه في حالة عدم وجود رأي لنا، يعني هذا أنه أننا لا نملك اتجاه حقيقي وآلية لتغيير الأولويات في البلاد.

ينتقد المدون زي تيرنير الحكومة الإسرائيلية الحالية لإدارتها تجميع الضرائب بشكل مستمر من الشكان الذين يكافحون من أجل العيش، بينما يزداد العجز في الميزانية ولا تزويد للسكان بالخدمات الملائمة. كتب:

تعد ميزانية الدفاع أكبر كذبة بين كل كذبات إسرائيل. جيش غني ومتكبر، مع عدد كبير من الجنود والقادة، لكن بدون تفكير بعيد المدى. لا يوجد أعداء حولنا يستطيعون إبادتنا، من يهدد وجودنا. فقط نصرالله وإيران. فلا نحتاج كل هذا الجيش الضخم.

ميزانية الدفاع بواسطة أميتاي ساندي

ميزانية الدفاع بواسطة أميتاي ساندي. الصورة مستخدمة بتصريح. النص من اليمين لليسار: أ-أنت، ب-أنا، ج-الحرب القادمة.

في مدونة +972 كتبت تيمنا أكسل تناقش تأثير ميزانية الدفاع واحتلال فلسطين على العدالة الاجتماعية في إسرائيل:

يوجد تضخم كبير في النفقات في الميزانية، وصلت خلال الانتفاضة الثانية إلى إجمالي 65 بليون شيكل إسرائيلي، بينما زادت ميزانية الدفاع إلى 15 بليون شيكل إسرائيلي. تسبب العجز في النفقات على الأطفال والبطالة في ارتفاع معدل الفقر، وتغير الدخل الحكومي ليصبح مصمماً إلى الحرب وتقليص ميزانية الفقر الآن عن فترة الثمانينات. يقتبس التقرير من رجل الاقتصاد مومي دهان، الذي كتب قائلاً “في تحليل مفصل لعوامل انتشار الفقر في إسرائيل عن أي بلد متقدم لا يمكن التغاضي فيه عن حقيقة إنفاق إسرائيل لسبعة في المئة من الناتج المحلي الإجمالي على الدفاع، مقارنة ب1.5 في المئة في الدول المتقدمة الأخرى.”

من ناحية أخرى، يرى المدون يويال رون، أن المستوطنات في فلسطين المحتلة طريقة لتقليل ميزانية الدفاع، كتب:

تمثل ميزانية الدفاع الجزء الأكبر في ميزانية الدولة. وتعتبر ميزانية الدفاع كبيرة جدا لدرجة أنها تعطل وتمنع إجراءات هامة في قضايا أخرى. دفاع الحدود يكون بواسطة الجيش فقط، بدون المستوطنات، سيكون هذا عبء ثقيل على الجيش، سواء من ناحية المال أو القوى البشرية. لذلك فإن وجود المستوطنات على الحدود يجعل الأمر أسهل على الجيش لأداء مهامه الدفاعية وتوفير بعض المال والقوى البشرية للدولة.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

The Sacrifice Ahead: The 2012 Defense Budgetfrom theCenter for a New American Security (CNAS), Washington, DC, United States.

Public Finance and National Security: Deficit Reduction and the American Military in a Time of Diminished Resourcesfrom the Institute for Defence Studies and Analyses (IDSA), New Delhi, India.

The US on an Israeli Military Strike against Iran: A Change in Position?from the Institute for National Security Studies (INSS), Tel Aviv, Israel.


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