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The Drone in the Desert

Military drone
Military drone. Image by CliffStreetPhotography/flickr.

TEL AVIV – A drone recently penetrated Israel’s airspace from the Mediterranean. It was allowed to fly for about half an hour over southern Israel before being shot down by the Israeli air force over a sparsely populated area. It is still not known who dispatched the drone and from where, but it is now assumed that it was launched from Lebanon, either by Hezbollah, acting in Iran’s service, or by forces of the Iranian regime itself.

If that is indeed the case, the episode should not be regarded as yet another incident in a region fraught by conflict and violence. On the contrary, it is a significant window into the arena in which the conflict over the future of Iran’s nuclear program is being waged.

Several developments and forces are now shaping this arena. One is Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu’s decision, announced in his speech to the United Nations General Assembly last month, to suspend his threat to launch unilateral military action against Iran’s nuclear installations. He has said that Israel will give the US and the rest of the international community an opportunity to stop Iran’s progress through other means by the spring or early summer of 2013.

Un drone dans le désert

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Military drone. Image by CliffStreetPhotography/flickr

TEL AVIV – Un drone a récemment pénétré l’espace aérien israélien depuis la Méditerranée. Il a pu survoler pendant environ une demi-heure la région sud du pays avant d’être abattu par l’armée de l’air israélienne au-dessus d’une zone peu habitée. On ne sait toujours pas qui a envoyé ce drone et d’où il est parti, mais on pense qu’il a été lancé depuis le Liban, soit par le Hezbollah, agissant pour le compte de l’Iran, soit par le régime iranien lui-même.

Si cela devait se vérifier, cet épisode ne devrait pas être considéré comme un incident de plus dans une région accablée par les conflits et la violence. Au contraire, c’est une fenêtre ouverte sur l’arène dans laquelle se joue le conflit autour du futur programme nucléaire de l’Iran.

Plusieurs développements et différentes forces façonnent désormais cette arène ; d’une part, la décision du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, annoncée dans un discours prononcé lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies le mois dernier, de suspendre sa menace de mener une attaque militaire unilatérale contre les installations nucléaires de l’Iran. Il a déclaré qu’Israël donnerait aux Etats-Unis et à la communauté internationale une chance de mettre un terme aux progrès iraniens par d’autres moyens jusqu’au printemps ou début de l’été 2013.

L’autre facteur est l’élection présidentielle américaine. Le succès de l’adversaire Républicain Mitt Romney lors du premier débat améliore ses chances ainsi que la perspective de l’arrivée d’une nouvelle administration avant que des décisions majeures soient prises au sujet de la question nucléaire iranienne.

En Iran, le régime persévère, mais est visiblement malmené par une crise économique (principalement due aux sanctions internationales), des manifestations populaires, et des querelles internes – ce qui le rend plus belliqueux. Après avoir entendu, plusieurs mois durant, le discours de guerre d’Israël (et des Etats-Unis, dans une certaine mesure), le régime a fini par exprimer sa propre menace grandiloquente, par principe et pour défendre la fierté d’un régime qui se considère l’héritier de la glorieuse tradition impériale de la Perse.

Divers porte-paroles iraniens ont commencé à menacer Israël non seulement d’une réponse massive à quelque attaque potentielle, mais aussi d’une attaque préventive. Ils ont déclaré qu’Israël ne serait pas seulement puni ; il serait anéanti.

Cette position s’est accompagnée d’un renforcement de la participation militaire iranienne dans la guerre civile syrienne, dont son mandataire libanais, le Hezbollah, se fait l’écho. Depuis quelque temps déjà, sous l’impact de la guerre civile syrienne – et encore ébranlé par la guerre contre Israël en 2006 – le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait adopté un profil plus discret, modérant son discours. Ce n’est désormais plus le cas.

Dans le même temps, le régime iranien envoie toutes sortes de signaux démontrant qu’il veut revoir les négociations sur la question nucléaire. Il a par exemple annoncé qu’une partie de l’uranium enrichi est redirigée vers la recherche médicale ; en d’autres termes, l’enrichissement de l’uranium, selon ce message, peut être ralenti. En l’état, cependant, rien n’indique que l’Iran ne cherche pas autre chose qu’à amadouer les pressions extérieures et l’impact des sanctions.

L’épisode du drone, abattu non loin des installations nucléaires israéliennes de Dimona, cadre avec ces efforts. La rhétorique de guerre de l’Iran et sa menace d’infliger un coup mortel à Israël sont confirmées par l’envoi d’un drone dans la direction de Dimona. Et si l’idée est de négocier, l’envoi du drone est un encouragement pour que la question des efforts nucléaires de l’Iran soit traitée dans le cadre d’un effort généralisé pour interdire l’arme nucléaire dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Deux autres aspects dans cette affaire du drone sont tout aussi inquiétants. D’abord, cela confirme bien que le Hezbollah est en effet une extension du régime iranien – sa base en Méditerranée et à la frontière israélienne. L’affirmation occasionnellement entendue selon laquelle il serait un véritable mouvement politique libanais, lié à l’Iran, mais avant tout libanais, est tout simplement fausse.

Ensuite, l’arrivée du drone depuis la Méditerranée souligne le risque que des organisations terroristes équipées de matériel moderne mortel n’infligent des dommages de type « aller-simple ». Il y a encore quelques semaines, on craignait que le très affaibli régime syrien ne transfère une partie de son arsenal d’armes de destruction massive au Hezbollah, ou qu’une partie de cet arsenal ne tombe entre des mains jihadistes. Et l’un des arguments contre le programme nucléaire iranien est que le régime pourrait transférer de la matière fissible au Hezbollah et à d’autres groupes de même nature pour fabriquer de « sales bombes » radioactives.

Une stratégie efficace pour gérer la question du programme nucléaire iranien doit comprendre quatre composantes : de réelles négociations, et non de plaisantes réunions une semaine par-ci, une semaine par là ; de rudes sanctions contre l’Iran, mais sans toutes ces échappatoires ; une menace crédible d’action militaire ; et une sortie honorable pour les dirigeants iraniens.

Une telle stratégie serait viable, mais il est désormais certain que seuls les Etats-Unis sont en mesure de l’appliquer. Espérons que cette fois, les Américains agiront.

Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats

Copyright: Project Syndicate, 2012.


Itamar Rabinovich, ancien Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis (1993-1996), est aujourd’hui basé à l’Université de Tel Aviv, à la New York University, et à l’Institution Brookings.

For additional reading on this topic please see:

The Military Utility of Drones

The Potential for Israeli Military Action Against Iran’s Nuclear Facilities

Iran in Perspective


For more information on issues and events that shape our world please visit the ISN’s featured editorial content and Security Watch.

El avión no tripulado que sobrevoló el desierto

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Military drone. Image by CliffStreetPhotography/flickr

TEL AVIV – Un avión no tripulado recientemente penetró el espacio aéreo de Israel desde el Mediterráneo. Se le permitió volar durante aproximadamente media hora sobre el sur de Israel antes de ser derribado por la fuerza aérea israelí en una zona escasamente poblada. Todavía se desconoce quién envió el avión y desde dónde, pero hoy se presume que fue lanzado desde el Líbano, ya sea por Hezbollah, actuando en servicio de Irán, o por fuerzas del propio régimen iraní.

Si eso es efectivamente lo que sucedió, el episodio no debería considerarse un incidente más en una región plagada de conflicto y violencia. Por el contrario, permite echar una mirada de manera relevante al escenario en el que se está librando el conflicto por el futuro del programa nuclear de Irán.

Varios acontecimientos y fuerzas hoy están dando forma a este escenario. Uno de ellos es la decisión del primer ministro israelí, Benjamin Netanyahu, anunciada en su discurso ante la Asamblea General de las Naciones Unidas el mes pasado, de suspender su amenaza de lanzar una acción militar unilateral contra las instalaciones nucleares de Irán. Netanyahu dijo que Israel le dará a Estados Unidos y al resto de la comunidad internacional la oportunidad de frenar el avance de Irán mediante otros medios para la primavera o principios del verano de 2013.

Otro acontecimiento es la elección presidencial de Estados Unidos. El éxito del candidato republicano Mitt Romney en el primer debate mejora sus posibilidades y la perspectiva de que asuma una nueva administración antes de que se tome alguna decisión importante respecto de la cuestión nuclear iraní.

En Irán, el régimen sigue adelante, pero claramente está sintiendo el embate de una crisis económica (que es, esencialmente, una consecuencia de las sanciones internacionales), una protesta popular y disputas internas -y, como resultado, se ha vuelto belicoso-. Después de varios meses de escuchar la retórica de guerra israelí (y, en alguna medida, de Estados Unidos), el régimen comenzó a esgrimir sus propias amenazas grandilocuentes como una cuestión importante y para defender el orgullo de un régimen que se ve a sí mismo como el heredero de la gloriosa tradición imperial de Persia.

Varios voceros iraníes han comenzado a amenazar a Israel no sólo con una respuesta masiva a cualquier potencial ataque, sino también con un ataque preventivo. Israel no sería castigado sólo en caso de ataque, dicen; sería aniquilado.

Esta postura estuvo respaldada por la línea más dura de Irán en la participación militar en la guerra civil siria, de la que se hizo eco su apoderado libanés Hezbollah. Durante algún tiempo, bajo el impacto de la guerra civil siria -y todavía recuperándose de la guerra de 2006 con Israel-, Hassan Nasrallah, el líder de Hezbollah, había bajado su perfil y moderado su retórica. Ya no más.

Al mismo tiempo, el régimen iraní está enviando una serie de señales de que quiere retomar las negociaciones nucleares. Un ejemplo fue el anuncio de que parte de su uranio enriquecido se está utilizando en investigación médica; en otras palabras, el enriquecimiento de uranio, según este mensaje, puede desacelerarse. En este momento, sin embargo, no existe ningún indicio de que Irán esté interesado en algo más que reducir la presión externa y el impacto de las sanciones.

El avión no tripulado, derribado no muy lejos de las instalaciones nucleares de Israel en Dimona, encaja en estos dos esfuerzos. El envío de un avión no tripulado en dirección de Dimona sirve a la retórica bélica de Irán y la amenaza de asestar un golpe mortal a Israel. Y, si la idea es negociar, el vuelo del avión no tripulado fue un preludio excelente del reclamo de que el esfuerzo nuclear de Irán sea considerado parte de un esfuerzo más amplio destinado a prohibir las armas nucleares en todo Oriente Medio.

Existen otros dos aspectos perturbadores vinculados a la cuestión del avión no tripulado. En primer lugar, es un claro indicio de que Hezbollah, por cierto, es el brazo largo del régimen iraní -su base en el Mediterráneo y en la frontera israelí-. El argumento ocasional de que se trata de un movimiento político genuino del Líbano, asociado a Irán pero en definitiva libanés, es absolutamente erróneo.

Segundo, la llegada del avión no tripulado desde el Mediterráneo subrayó el peligro de que organizaciones terroristas, si cuentan con equipos letales modernos, puedan infligir daño “sin dirección de retorno”.

Hace apenas unas semanas, se temía que el régimen decadente de Siria pudiera transferir parte de su arsenal de armas de destrucción masiva a Hezbollah, o que parte de ese arsenal pudiera caer en manos de los yihadistas. Y uno de los argumentos en contra del programa nuclear iraní ha sido que el régimen podría transferir material físil a Hezbollah y los de su calaña para ser utilizado en una “bomba sucia” radiactiva.

Existen cuatro componentes en una estrategia efectiva para hacer frente al programa nuclear iraní: negociaciones reales, y no una reunión relajada cada tanto; sanciones duras a Irán, pero sin las enormes fisuras legales de hoy; una amenaza creíble de acción militar; y una salida para el liderazgo iraní que le permita salvar las apariencias.

Esta es una estrategia visible, pero hoy resulta evidente que sólo Estados Unidos puede implementarla. Es de esperar que los norteamericanos actúen a tiempo.

Copyright: Project Syndicate, 2012.


Itamar Rabinovich, ex embajador de Israel en Estados Unidos (1993-1996), actualmente trabaja en la Universidad de Tel Aviv, en la Universidad de Nueva York y en la Brookings Institution.

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The Military Utility of Drones

The Potential for Israeli Military Action Against Iran’s Nuclear Facilities

Iran in Perspective


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طائرات بلا طيار في الصحراء

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Military drone. Image by CliffStreetPhotography/flickr

تل أبيب ــ قبل فترة بسيطة، اخترقت طائرة بدون طيار المجال الجوي الإسرائيلي من البحر الأبيض المتوسط. ولقد سُمِح لها بالتحليق لمدة نصف ساعة تقريباً فوق جنوب إسرائيل قبل أن تقوم القوات الجوية الإسرائيلية بإسقاطها فوق منطقة ذات كثافة سكانية منخفضة. وليس من المعروف حتى الآن من الذي أرسل الطائرة ومن أين أقلعت، ولكن من المفترض الآن أنها أطلقت من لبنان، إما بواسطة حزب الله، الذي يعمل في خدمة إيران، أو بواسطة قوات تابعة للنظام الإيراني ذاته.

وإذا كانت هذه هي الحال حقا، فلا ينبغي لنا أن نعتبر هذه الواقعة مجرد حدث آخر في منطقة محفوفة بالصراعات والعنف. بل إنها، على العكس من ذلك، بمثابة نافذة كبيرة تطل على الساحة حيث يدور الصراع حول مستقبل البرنامج النووي الإيراني.

والآن تعمل عدة تطورات وقوى مختلفة على تشكيل هذه الساحة. ومن بين هذه التطورات ذلك القرار الذي اتخذه رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، والذي أعلنه في خطابه أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة في الشهر الماضي، بتعليق تهديده بشن عملية عسكرية من جانب واحد ضد المنشآت النووية في إيران. فقال إن إسرائيل سوف تعطي الولايات المتحدة وبقية المجتمع الدولي الفرصة لوقف تقدم إيران بوسائل أخرى حتى ربيع أو أوائل صيف عام 2013.

وهناك تطور آخر يتمثل في الانتخابات الرئاسية في الولايات المتحدة. فبعد نجاح المنافس الجمهوري مت رومني في المناظرة الأولى تحسنت فرصه وارتفعت احتمالات استقرار إدارة جديدة على رأس السلطة في الولايات المتحدة قبل أن يتم اتخاذ أية قرارات كبرى بشأن القضية النووية الإيرانية.

وفي إيران يمضي النظام في طريقه، ولكن من الواضح أنه تعرض لضرر كبير بسبب الأزمة الاقتصادية (الناتجة إلى حد كبير عن العقوبات الدولية)، والاحتجاجات الشعبية، والمشاحنات الداخلية ــ فأصبح مولعاً بالقتال نتيجة لهذا. وبعد عدة أشهر من الاستماع إلى الخطاب عن الحرب من جانب إسرائيل (والولايات المتحدة بدرجة ما)، بدأ النظام في إطلاق خطب التهديد الرنانة في محاولة للدفاع عن كرامة النظام الذي يعتبر نفسه وريثاً لتقاليد الإمبراطورية الفارسية المجيدة.

وبدأ العديد من المتحدثين الرسميين الإيرانيين بتهديد إسرائيل ليس فقط بالرد الساحق على أي هجوم محتمل، بل وأيضاً بشن ضربة وقائية. ووفقاً لتهديداتهم فإن إسرائيل لن تعاقب على أي هجوم فحسب، بل إنها ستمحى من الوجود.

وكان هذا الموقف مصحوباً بخط أكثر تشدداً بالتدخل العسكري في الحرب الأهلية السورية، والذي ردد صداه وكيل إيران اللبناني حزب الله. لبعض الوقت، تحت وطأة الحرب الأهلية السورية ــ ومع استشعار وخز الألم المتخلف عن الحرب مع إسرائيل في عام 2006 ــ كان حسن نصر الله زعيم حزب الله حريصاً على عدم الظهور كثيراً وتخفيف نبره خطابه. ولكن هذه لم تعد الحال الآن.

ومن ناحية أخرى، يرسل النظام الإيراني مجموعة متنوعة من الإشارات التي يعرب فيها عن رغبته في تجديد المفاوضات النووية. ومن بين الأمثلة على ذلك كان الإعلان عن تحويل بعض المخزون من اليورانيوم المخصب لأغراض البحث الطبي؛ أو بعبارة أخرى، فإن وتيرة تخصيب اليورانيوم وفقاً لرسالة النظام من الممكن أن تتباطأ. ولكن عند هذه المرحلة لا يوجد ما يشير إلى أن إيران مهتمة بأكثر من تخفيف الضغوط الخارجية ووطأة العقوبات.

والواقع أن الطائرة بدون طيار، التي أسقطت ليس بعيداً عن منشآت إسرائيل النووية في ديمونة، تتناسب مع هذه المحاولات. فقد كان إرسال طائرة بدون طيار في الاتجاه العام لديمونة بمثابة الأداة لتعزيز لغة الحرب من جانب إيران والتهديد بتوجيه ضربات مميتة إلى إسرائيل. وإذا كان التفاوض هو الهدف، فإن إرسال الطائرة بدون طيار كان بمثابة مقدمة ممتازة للمطالبة بأن يتم التعامل مع البرنامج النووي الإيراني باعتباره جزءاً من جهود أكبر لحظر الأسلحة النووية في مختلف أنحاء الشرق الأوسط.

وهناك جانبان آخران مزعجان فيما يتصل بمسألة الطائرة بدون طيار. الأول أنها تُعَد إشارة واضحة إلى أن حزب الله هو حقاً الذراع الطويلة للنظام الإيراني ــ قاعدته على البحر الأبيض المتوسط وعلى حدود إسرائيل. والاحتجاج من حين لآخر بأنه يمثل حركة سياسية لبنانية أصيلة، ترتبط بإيران ولكنها في نهاية المطاف لبنانية، غير صحيح ببساطة.

والثاني أن وصول الطائرة من البحر الأبيض المتوسط يؤكد على الخطر المتمثل في قدرة المنظمات الإرهابية المزودة بمعدات حديثة فتاكة على إحداث إضرار “من دون عنوان المرسل”. قبل بضعة أسابيع فقط، أعرب بعض المراقبين من خشيتهم من أن يُقدِم النظام السوري المتداعي على نقل جزء من ترسانته من أسلحة الدمار الشامل إلى حزب الله، أو أن يقع جزء من هذه الترسانة بين أيدي جهاديين. وكانت إحدى الحجج ضد البرنامج النووي الإيراني هي أن النظام قد ينقل بعض المواد الانشطارية إلى حزب الله وأمثاله لكي يستخدم في تصنيع “القنابل القذرة” المشعة.

هناك أربعة عناصر لابد أن تشتمل عليها أي استراتيجية فعّالة في التعامل مع البرنامج النووي الإيراني: المفاوضات الحقيقية بدلاً من اللقاءات العاطلة مرة كل بضعة أسابيع؛ وفرض عقوبات صارمة على إيران ولكن من دون الثغرات الواسعة التي تعيبها اليوم؛ والتهديد الحقيقي بالعمل العسكري؛ وإيجاد مخرج يحفظ لزعماء إيران ماء وجوههم.

والواقع أنها استراتيجية قابلة للتطبيق حقا، ولكن من الواضح الآن أن الولايات المتحدة فقط هي القادرة على تنفيذها. ولا نملك إلا أن نأمل أن يتحرك الأميركيون في الوقت المناسب.

ترجمة: هند علي          Translated by: Hend Ali

حقوق النشر: بروجيكت سنديكيت، 2012.


إيتامار رابينوفيتش سفير إسرائيل الأسبق إلى الولايات المتحدة (1993-1996)، ويعمل حالياً في جامعة تل أبيب، وجامعة نيويورك، ومؤسسة بروكنجز.

For additional reading on this topic please see:

The Military Utility of Drones

The Potential for Israeli Military Action Against Iran’s Nuclear Facilities

Iran in Perspective


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عامل الفوضى في سوريا

Syria Independence Flag behind a Free Syrian Army member
Syria Independence Flag behind a Free Syrian Army member (Photo: Freedomhouse2/flickr)

تل أبيب ــ كثيراً ما يعزو المراقبون فشل إدارة أوباما، وحلفائها الغربيين، والعديد من القوى الإقليمية في الشرق الأوسط، في اتخاذ إجراءات أكثر جرأة لوقف المجازر في سوريا إلى خوفهم من الفوضى. ونظراً لعجز المعارضة السورية الواضح وانقسامها، فهم يزعمون أن سقوط الرئيس بشار الأسد عندما يسقط في نهاية المطاف من شأنه أن يؤدي لا محالة إلى اشتعال حرب أهلية ومذابح، وفوضى، ومن المرجح أن يمتد كل هذا عبر الحدود السورية، فيعمل على زعزعة استقرار الدول المجاورة الضعيفة مثل العراق ولبنان، بل وربما يؤدي إلى أزمة إقليمية.

بيد أن ما يجري في سوريا الآن يدحض هذه الحجة. الواقع أن الأزمة المستمرة هناك تعمل على تآكل نسيج المجتمع السوري والحكومة. أي أن الفوضى بدأت بالفعل الآن: فهي تسبق سقوط النظام في نهاية المطاف ــ وتعجل به.

والآن تغير الولايات المتحدة وغيرها من الدول لغتها الخطابية الحادة وتستعيض عن الإجراءات العقابية الرمزية بالعمل الحقيقي في سوريا. ذلك أن فرض العقوبات على هؤلاء المتورطين في الحرب الإلكترونية ضد وسائل الإعلام الاجتماعية المعارضة ليس الحل المناسب لقصف الأحياء المدنية في حمص ودرعا.

ولعدة أشهر، كانت العقبة الروسية الصينية في مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة تمثل عائقاً حقيقياً يحول دون فرض المزيد من العقوبات الفعّالة، وفي الوقت نفسه عذراً مريحاً للتقاعس عن العمل. ومؤخرا، لعبت مهمة الأمين العام الأسبق للأمم المتحدة كوفي أنان بالنيابة عن الأمم المتحدة وجامعة الدول العربية دوراً مماثلا.

فقد أعد أنان خطة من ست نقاط لإنهاء العنف وبدء المفاوضات السياسية، فأرسل مجموعة من المراقبين إلى سوريا للإشراف على تنفيذ الخطة، والآن توشك الأمم المتحدة على تدعيم هذه المهمة. ولكن كما هو متوقع لم تثبت خطة أنان قدرتها على إحراز النجاح، وهو ما كاد يعترف به أنان ذاته في تقرير عرضه على جلسة مغلقة في مجلس الأمن في الخامس والعشرين من إبريل/نيسان.

بطبيعة الحال، لم يعلن أنان فشل المهمة، ولكنه وصف الموقف في سوريا بأنه “قاتم”. ومن الواضح أن مهمة أنان منحت النظام الفرصة لالتقاط الأنفاس وخلقت وهماً مؤقتاً بإحراز تقدم على الصعيدين السياسي والدبلوماسي. ولكن وفقاً لتقارير عديدة وجديرة بالثقة فإن نظام الأسد (ومعارضيه بدرجة ما) لم يمتثل للخطة بعد توقيعها: فقد سحب النظام قواته من المناطق الحضرية قبل التفتيش ثم أعادها بمجرد رحيل المراقبين. ولقد عوقِبت أحياء بالكامل (وأفراد) بوحشية لأن قاطنيها اشتكوا للمراقبين أو تعاونوا معهم.

ولكن فرصة التقاط الأنفاس التي قدمت للنظام لا تضمن خلاصه. فللوهلة الأولى يبدو النظام وكأنه سلم من الأذى إلى حد كبير. وتظل المؤسسة العسكرية والأجهزة الأمنية موالية له، ولم ينشق عن الحكومة سوى قِلة من الوزراء، فضلاً عن ذلك فإن المراكز السكانية الرئيسية في دمشق وحلب لم تنضم إلى التمرد.

ولكن على مستوى البلاد ككل، بدأت الحكومة في الانهيار، وأصبحت مناطق كاملة خارج نطاق سيطرتها تماما، وأصبحت الخدمات العامة غير متاحة، وانزلق الاقتصاد إلى السقوط الحر.

حتى وقتنا هذا، لا يبدو سقوط الأسد وشيكا، ولكنه أصبح محتما. فقد خسر النظام كل شرعيته، وبدأت فعاليته تضعف بوضوح. وعندما ينهار في أخيرا، فإن الدولة القوية التي بناها حافظ الأسد والد بشار، لن تظل قائمة.

كثيراً ما سمعنا العبارة المبتذلة “سوريا ليست ليبيا” طوال الأزمة السورية. ولكن هناك قياس آخر قد يكون أكثر ملاءمة. فقد تتحول سوريا إلى عراق ثان، ليس بسبب تصميمها، ولكن كنتيجة غير مقصودة للسياسة الحالية.

فبفضل سياسة “اجتثاث البعث” التي انتهجها المحتل الأميركي، أصبح العراق دولة بلا جيش أو حكومة، فتحول إلى تربة خصبة للمتمردين المسلحين من السُنّة، وتنظيم القاعدة، والجماعات الشيعية العنيفة. وفي سوريا يجري الآن تمهيد الأرض لنتيجة مماثلة، مع عبور أعداد متزايدة من الإسلاميين المتطرفين الحدود إلى سوريا وانضمامهم على المعارضة.

ومن المهم في هذا السياق أن ندرك الفارق بين المعارضة “السياسية” وجماعات المعارضة المحلية التي تشن حرباً ضد النظام على الأرض. بل إن جماعات مثل المجلس الوطني السوري هي في واقع الأمر جمعيات غير منظمة تتألف من أفراد وجماعات العديد منها خارج سوريا.

وهذه هي الجماعات التي انتقدتها إدارة أوباما وغيرها بسبب فشلها في تشكيل جبهة موحدة، أو صياغة أجندة معقولة، أو الظهور بمظهر البديل العملي للنظام الحالي. ولكن هذه الجماعات ضعيفة التأثير على جماعات المعارضة المحلية داخل سوريا، والتي تعاني بنفس القدر من الانقسام والتشعب.

وبين هذه الجماعات اكتسب الإسلاميون الراديكاليون موطئ قدم. ويشكل الخوف من استيلاء الإسلاميين على السلطة الحجة الرئيسية الثانية ضد محاولة الإطاحة بنظام الأسد، ولكن كلما طال أمد بقائه في السلطة، كلما تعاظمت مكاسب الإسلاميين على الأرض.

إن إدارة أوباما، التي تركز على انتخابات الرئاسة في نوفمبر/تشرين الثاني، غير راغبة في الاضطرار إلى التعامل مع أزمة كبيرة في سوريا في الأشهر المقبلة، وهي منشغلة بخطر الانجرار إلى ورطة عسكرية أخرى. ويبدو أن الجهات الفاعلة الأخرى أيضاً تفضل الأزمة الحالية المحدودة ظاهرياً على البدائل المجهولة.

ولكن القضية الأخلاقية الملحة المتمثلة في ضرورة التدخل الإنساني تكتسب المزيد من القوة الآن بدعم من مصالح حيوية حقيقية. فضلاً عن ذلك فإن التدخل العسكري أو شبه العسكري ليس الخيار الوحيد المطروح على الطاولة. وكما أظهرت العقوبات التي فُرِضَت على إيران خارج إطار مجلس الأمن، فمن الممكن اتخاذ إجراءات فعّالة لترجيح كفة الميزان وإنهاء المأزق المهلك في سوريا. إن النهج الحالي الذي يجعل من التقاعس عن العمل خياراً مفضلاً يهدد رغم أنه قد يكون مفهوماً بدفع الموقف برمته إلى نفس النتائج التي يسعى أنصاره إلى تجنبها.

ترجمة: مايسة كامل          Translated by: Maysa Kamel

Copyright Project Syndicate

ايتامار رابينوفيتش سفير إسرائيل الأسبق إلى الولايات المتحدة (1993-1996)، ويعمل حالياً في جامعة تل أبيب، وجامعة نيويورك، ومعهد بروكينجز.

For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Crisis in Syria: Possibilities and Limits of Military Intervention from our partner the German Institute for International and Security Affairs

Pressure Not War: A Pragmatic and Principled Policy Towards Syria from our partner the Center for a New American Security (CNAS)

Syria: What China Has Learned From its Libya Experience from our partner the East-West Center (EWC)


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