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53 عضو في اتحاد أفريقي ضعيف

رئيس غينيا الاستوائية تيودور أوبيانج مع رئيس الاتحاد الأفريقي جان بينج في مالابو. تصوير سفارة غينيا الاستوائية

رئيس غينيا الاستوائية تيودور أوبيانج مع رئيس الاتحاد الأفريقي جان بينج في مالابو. تصوير سفارة غينيا الاستوائية

كان العام 2011 عاماً حافلاً للقارة الأفريقية، امتلأ بالثورات والانقلابات والأزمات السياسية العنيفة. ولكن لسوء الحظ فقد أثبت الاتحاد الأفريقي المكون من 53 دولة أفريقية، والذي من مهمته المساعدة في حفظ السلام الاقليمي ودعم التنمية، قصوراً في قدرته على إدارة هذه الأحداث.

أنشئ الاتحاد الأفريقي في عام 1999 بعد حل منظمة الوحدة الأفريقية بعد عدم قدرتها على حل أزمة ساحل العاج الانتخابية. قدم الاتحاد مساعدات متأخرة لحركات الربيع العربي الشعبية، وكان موقفها من ليبيا يتحدد بصورة أساسية تحت تأثير العميد الراحل معمر القذافي.

أدى ذلك إلى عدم ثقة مواطني أفريقيا في قدرته على أداء دوره. ويتضح ذلك في تدوينات نقدية من المعلقين من كل أنحاء المنطقة. حيث ذكرت مدونة “Cry Me An Onion” (اجعلني أبكي بقدر بصلة) على لسان صاحبها باتريك برنارد، في تدوينة بعنوان ملتبس “هيا نتخلص من الاتحاد الأفريقي“:

في ضوء الأحداث في تونس ومصر وساجل العاج والصومال وكينيا ومدغشقر وجمهورية الكونجو وليبيا، وأحداث أخرى كثيرة في أفريقيا، فإن المؤسسة التي يحب أن نقاطعها ونسوي بها الأرض هي الاتحاد الأفريقي. فقد أثبتت عصابة علي بابا المكونة من 53 حرامي (أعضاء الاتحاد الأفريقي) عدم جدواهم في حل أي مشكلة أو صراع في أفريقيا، أو الوصول إلى أي اجماع في الرأي تجاه حدث معين.

وفي الأزمة المتواصلة في مالي، فإن المنظمة أيضاً لا تؤدي أي دور. بالرغم من تقارير مقلقة آتية من الجزء الشمالي من البلاد، وهي الآن تحت حكم جماعة أنصار الدين الإسلامية، فإن الاتحاد الأفريقي فشل في الضغط على مجلس الأمن لدعم تدخل عسكري من دول المجتمع الاقتصادي لدول غرب إفريقيا (ECOWAS). تشرح مدونة Temoust.org وهي مدونة مؤسسة من مؤسسات الطوارق:

في حالة مالي، فإن المناقشات التي أدارها رماتان لمامرا، مبعوث الاتحاد الأفريقي للسلام والأمن، لم تقنع الأعضاء الخمسة عشر في مجلس الأمن لدعم تدخل عسكري أممي في مالي (…) ما زال الاتحاد الأفريقي غير واضح بصورة كبيرة تجاه أسئلة من نوعية: كم عدد الجنود المطلوب إرسالهم، كم ستتكلف العمليات العسكرية، ما هو هدف القوة العسكرية؟

موارد محدودة
وبغض النظر عما سبق، من المهم بالنسبة لبليون نسمة تسكن 53 دولة أفريقية أن يكونوا ممثلين وأن يروا مصالحهم في يد قوية، في يد منظمة إقليمية تضم جميع الأصوات في عالم العولمة. يتطلب هذا التحدي موارداً لا تملكها المنظمة.

في العام 2012، وصلت ميزانية الاتحاد الأفريقية المقترحة من المفوضية إلى 274 مليون دولار أمريكي، وهي مقدار صغير جداً مقارنة بميزانية الاتحاد الأوروبي التي تبلغ 147 مليون يورو. ولكن حتى هذا المبلغ لا يمكن تأمينه بالكامل، وذلك لأن هناك 5 دول أعضاء فقط ضمن 53 عضواً في القارة يدفعون حصتهم من الميزانية (ليبيا، مصر، جنوب أفريقيا، الجزائر، نيجيريا).

وعلاوة على ذلك، فإن رئيس الاتحاد الأفريقي جون بينج ذكر في تصريح له في عام 2010، أن 77% من الميزانية الخاصة بالعمليات الحربية، التي تبدأ وتحافظ على برامج مثل إرسال القوات العسكرية، تمولها أطرف خارجية مثل الاتحاد الأوروبي. يجعلنا ذلك نتفهم هامش الحرية الضيق الذي يتحرك فيه الاتحاد الأفريقي.

وكما تستمر القارة في المعاناة من النزاعات، لا يظهر في الأفق إمكانية تقديم الاتحاد الأفريقي حلولاً لتلك الأزمات بالرغم من الأهداف النبيلة التي يرنو إليها.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Salient Features of the 18th Africa Union Summit: Generational Progression of Democracy in Africafrom SAGE International, Torrensville, Australia.

EU Cooperation with the African Union: Problems and Potentialsfrom FRIDE, Madrid, Spain.

African Union Commission Consultation with African Union Member States on Transitional Justicefrom the Centre for the Study of Violence and Reconciliation (CSVR), Johannesburg, South Africa.


For more information on issues and events that shape our world please visit the ISN’s Security Watch and Editorial Plan Dossiers.

China’s Afghan Game Plan

The game of Weiqi
The game of Weiqi. Photo: fabiocosta0305/flickr.

MADRID – In his latest book, On China, Henry Kissinger uses the traditional intellectual games favored by China and the West – weiqi and chess – as a way to reveal their differing attitudes toward international power politics. Chess is about total victory, a Clausewitzian battle for the “center of gravity” and the eventual elimination of the enemy, whereas weiqi is a quest for relative advantage through a strategy of encirclement that avoids direct conflict.

This cultural contrast is a useful guide to the way that China manages its current competition with the West. China’s Afghan policy is a case in point, but it also is a formidable challenge to the weiqi way. As the United States prepares to withdraw its troops from the country, China must deal with an uncertain post-war scenario.

La stratégie chinoise dans le jeu afghan

The game of Weiqi
The game of Weiqi. Photo: fabiocosta0305/flickr.

MADRID – Dans son ultime ouvrage intitulé De la Chine, Henry Kissinger se réfère à ces jeux intellectuels traditionnels de la Chine et de l’Occident que sont respectivement le weiqi et les échecs pour révéler la disparité des attitudes à l’égard de la politique et du pouvoir au niveau international. Les échecs ont pour vocation la victoire totale, à l’issue d’une bataille clausewitzienne pour le « centre de gravité » et l’élimination finale de l’ennemi, tandis que le weiqi consiste en la quête d’un avantage relatif, au travers d’une stratégie d’encerclement ayant vocation à éviter le conflit direct.

Ce contraste culturel nous éclaire avec pertinence sur la manière dont la Chine gère la compétition actuelle qui se joue entre elle et l’Occident. La politique chinoise à l’égard de l’Afghanistan en est une parfaite illustration, de même qu’elle défie formidablement la voie du weiqi. Alors que les États-Unis se préparent à retirer leurs troupes du pays, la Chine doit faire face à l’incertitude du scénario d’après-guerre.

L’Afghanistan revêt un intérêt stratégique vital pour la Chine, bien qu’il ne soit jamais venu à l’esprit des gouvernants de celle-ci de défendre ces intérêts par les armes. Zone de sécurité vitale pour l’ouest de la Chine, l’Afghanistan constitue également un important couloir au travers duquel la Chine est en mesure de sécuriser ses intérêts au Pakistan (l’un de ses alliés traditionnels dans le cadre de la concurrence entre la Chine et l’Inde), et qui lui assure l’accès à un certain nombre de ressources naturelles vitales de la région. De plus, la région chinoise déjà agitée de la province du Xinjiang, à majorité musulmane et bordant l’Afghanistan, pourrait se retrouver dangereusement affectée par une prise de pouvoir des talibans, ou par un démembrement du pays.

Les États-Unis ont mené en Afghanistan la plus longue guerre qu’ils aient connu, pour un coût (à ce jour) dépassant les 555 milliards $, sans parler des dizaines de milliers de victimes civiles afghanes et de la mort de près de 3 100 soldats américains. En revanche, la stratégie de la Chine en Afghanistan s’est principalement concentrée sur le développement de l’activité économique et sur l’effort de satisfaction de son gros appétit pour les ressources énergétiques et minérales. Le département américain de la Défense a évalué les réserves inexploitées de minéraux afghans à 1 000 milliards $. Mais c’est la Chine qui est désormais prête à exploiter la majeure partie de ces ressources.

Le développement, par la Chine, de la mine de cuivre d’Aynak a en effet constitué le plus gros investissement direct étranger dans toute l’histoire de l’Afghanistan. La Chine s’est également engagée dans la construction d’une centrale électrique de 500 millions $ et d’une voie de chemin de fer entre le Tadjikistan et le Pakistan. En décembre dernier, l’entreprise étatique chinoise National Petroleum Corporation a conclu un accord auprès des autorités afghanes, destiné à en faire la première société étrangère à exploiter les ressources afghanes en pétrole et en gaz naturel.

Dès lors que plus aucun bouclier militaire américain ne pourra protéger les intérêts économiques et sécuritaires considérables de la Chine en Afghanistan, les Chinois seront amenés à y assumer un rôle plus significatif, dont les Afghans espèrent qu’il atteindra des « niveaux stratégiques ». La Chine préférerait accomplir cela à la manière chinoise – c’est à dire essentiellement par une démonstration de puissance par cooptation – ou, comme l’a évoqué le gouvernement chinois à l’occasion de la visite officielle du président afghan Hamid Karzai à Pékin au début du mois de juin – au travers de « zones de sécurité non traditionnelles. »

À en juger par l’attitude de la Chine dans d’autres régions du monde, toute éventualité de coopération militaire s’inscrirait dans une extrême modestie et une extrême prudence. La Chine a d’ores et déjà clairement affirmé qu’elle ne contribuerait pas au fonds multilatéral de 4,1 milliards $ destiné à appuyer les forces de sécurité nationale afghanes.

Au lieu de cela, l’accord de coopération bilatérale signé récemment par les deux pays concerne la « préservation de la stabilité nationale de l’Afghanistan » au travers du développement économique et social. La Chine a un penchant particulier pour la lutte contre le trafic de drogue, dans la mesure où le Badakhshan, province afghane située à la frontière du Xinjiang, est devenue le lieu de transit principal de l’opium afghan. Mais la prévention de la contagion, dans la province du Xinjiang, de l’extrémisme religieux inspiré par les Talibans fait également partie des priorités principales.

La Chine a déployé des efforts considérables dans la présentation du récent sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, qui a eu lieu à Pékin et rassemblé la Chine, la Russie, et les principaux pays d’Asie centrale, dans l’objectif de créer un juste équilibre des intérêts entre les acteurs régionaux. En outre, l’OCS a cherché un consensus sur la manière de préserver la région – selon les dires du président chinois Hu Jintao – « contre les chocs engendrés par des turbulence en dehors de la région. »

Pourtant, malgré ses efforts pour afficher une méthode de puissance par cooptation en Afghanistan, il va sans doute être difficile pour la Chine de ne pas s’engager dans le rôle du gendarme d’une région extrêmement complexe et agitée par des conflits historiques. Par ailleurs, le rayonnement régional de la Chine se heurte à celui d’autres puissances régionales, telles que la Russie ou l’Inde. Pas même son propre allié le Pakistan n’est particulièrement enclin à affronter les groupes terroristes qui menacent la sécurité de ses voisins, parmi lesquels la Chine.

Il pourrait bien être extrêmement difficile pour le Pakistan de concilier la sécurité de son allié chinois avec la guerre de facto qu’il mène par procuration avec l’Inde. La Chine pourrait ainsi être contrainte de renforcer sa présence militaire au Pakistan et dans les zones tribales situées le long de la frontière afghane afin de lutter contre les groupes terroristes tels que le Mouvement islamique du Turkestan oriental, basé au Pakistan, que les Chinois considèrent comme responsable d’attentats dans le Xinjiang.

Il est probable que les Chinois privilégient la méthode de la cooptation et du dialogue. En effet, la diplomatie chinoise s’est récemment affairée à mener des négociations trilatérales avec le Pakistan et l’Afghanistan afin de parvenir à une réconciliation avec les Talibans. La Chine ne souhaite pas non plus attiser le conflit entre ses alliés pakistanais et ses rivaux indiens. Au contraire, la Chine soutient depuis des années que le principal problème qui affecte la stabilité de l’Afghanistan n’est autre que la guerre par procuration qui se joue entre l’Inde et le Pakistan, et que la paix au Cachemire constitue par conséquent la clé de la paix en Afghanistan.

La tâche consistant à défendre ses intérêts en Afghanistan après le retrait des États-Unis constituera un défi tout à fait considérable pour la diplomatie chinoise. Il est cependant inconcevable que les Chinois se lancent dans une intervention militaire massive à l’américaine, exercice auquel le monde s’est habitué ces dernières années. Pour la Chine, le défi afghan consistera très certainement en une combinaison du jeu d’échecs et du weiqi.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Copyright Project Syndicate


Shlomo Ben Ami a été ministre israélien des Affaires étrangères et occupe aujourd’hui le poste de vice-président du Centre international de Tolède pour la paix. Il est l’auteur de Scars of War, Wounds of Peace: The Israeli-Arab Tragedy.

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China’s Silk Road Strategy in AfPak: The Shanghai Cooperation Organization

Karzai’s Balancing Act: Bringing China In?

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El plan de juego de China en Afganistán

The game of Weiqi
The game of Weiqi. Photo: fabiocosta0305/flickr.

MADRID – En su último libro, On China, Henry Kissinger utiliza los tradicionales juegos intelectuales favoritos de China y Occidente -el weiqi y el ajedrez- como una manera de poder revelar las actitudes diferentes de estos países en materia de política de poder internacional. El ajedrez tiene que ver con una victoria total, una batalla clausewitziana por el “centro de gravedad” y la eventual eliminación del enemigo, mientras que el weiqi se basa en la búsqueda de una ventaja relativa a través de una estrategia de cerco que evita el conflicto directo.

Este contraste cultural es una guía útil para entender la manera en que China maneja su competencia actual con Occidente. La política afgana de China es un claro ejemplo, pero también es un desafío formidable para la estrategia del weiqi. Conforme Estados Unidos se prepara para retirar sus tropas del país, China debe lidiar con un escenario de posguerra incierto.

Afganistán representa un interés estratégico vital para China; sin embargo, a sus líderes nunca se les ocurrió defender esos intereses a través de la guerra. Afganistán no sólo es una zona de seguridad crítica para la región occidental de China, sino también un importante corredor a través del cual puede poner a salvo sus intereses en Pakistán (un aliado tradicional en la competencia de China con India) y asegurar su acceso a recursos naturales vitales en la región. Es más, la ya convulsionada provincia de Xinjiang, que es mayoritariamente musulmana y linda con Afganistán, podría resultar peligrosamente afectada si los talibán coparan el poder allí o el país se desmembrara.

Estados Unidos libró su guerra más prolongada de la historia en Afganistán, a un costo (hasta la fecha) de más de 555.000 millones de dólares, sin mencionar las decenas de miles de bajas civiles afganas y los cerca de 3.100 soldados estadounidenses que murieron en la contienda. En cambio, la estrategia de China en el país se centró esencialmente en el desarrollo comercial, y en saciar su gigantesco apetito de energía y minerales. El Departamento de Defensa de Estados Unidos valuó los depósitos minerales no explorados de Afganistán en 1 billón de dólares. Pero ahora es China la que está en condiciones de explotar gran parte de estos recursos.

Por cierto, el desarrollo por parte de China de la mina de cobre Aynak fue la mayor inversión extranjera directa en la historia de Afganistán. China también participó en la construcción de una planta eléctrica de 500 millones de dólares y un enlace ferroviario entre Tayikistán y Pakistán. El pasado mes de diciembre, la Corporación Nacional de Petróleo, un organismo estatal chino, firmó un acuerdo con las autoridades afganas que la convertirá en la primera compañía extranjera en explotar las reservas de petróleo y gas natural de Afganistán.

Una vez que los enormes intereses económicos y de seguridad de China en Afganistán queden sin la protección militar de Estados Unidos, los chinos se verán obligados a desempeñar un papel aún más importante allí -los afganos esperan que este papel alcance “niveles estratégicos”-. China preferiría lograr este objetivo a la manera china -es decir, básicamente a través de una demostración de poder blando- o, como dijo el gobierno chino en ocasión de la visita oficial del presidente afgano, Hamid Karzai, a Beijing a comienzos de junio, a través de “áreas de seguridad no tradicionales”.

A juzgar por el comportamiento de China en otras partes del mundo, es factible que cualquier cooperación militar sea extremadamente modesta y cautelosa. China ya dejó en claro que no contribuirá al fondo multilateral de 4.100 millones de dólares para sustentar las fuerzas de seguridad nacional afganas.

Por el contrario, el acuerdo de cooperación bilateral recientemente firmado por los dos países gira en torno a “salvaguardar la estabilidad nacional de Afganistán” a través del desarrollo social y económico. A China le interesa especialmente combatir el narcotráfico, considerando que Badakhshan, la provincia afgana que linda con Xinjiang, se convirtió en la principal ruta de tránsito del opio proveniente de Afganistán. Pero impedir la penetración en Xinjiang del extremismo religioso inspirado en los talibán también sigue siendo una altísima prioridad.

China hizo un gran esfuerzo para presentar la reciente cumbre en Beijing de la Organización de Cooperación de Shanghái, que incluye a China, Rusia y los principales países de Asia central, como un intento por crear un equilibrio justo de intereses entre los actores regionales. Es más, la Organización buscó alcanzar un consenso sobre cómo resguardar la región, según las palabras del presidente chino, Hu Jintao, “de las sacudidas generadas por la turbulencia fuera de la región”.

Sin embargo, por más centrada que esté en la proyección de poder blando en Afganistán, a China probablemente le resulte difícil no verse arrastrada a ejercer el papel de policía en una región extremadamente compleja e históricamente acuciada por el conflicto. Es más, el alcance regional de China choca con el de otras potencias regionales, como Rusia e India. Pakistán, su propio aliado, tampoco está particularmente ansioso por confrontar a los grupos terroristas que amenazan la seguridad de sus vecinos, entre ellos China.

A Pakistán quizá le resulte extremadamente difícil reconciliar la seguridad de su aliado chino con su guerra de poder de facto con India. China entonces se vería obligada a incrementar su presencia militar en Pakistán y en zonas tribales a lo largo de la frontera afgana para contrarrestar a grupos terroristas como el Movimiento Islámico de Turkestán Oriental, basado en Pakistán, que al entender de los chinos es responsable de ataques en Xinjiang.

Lo que preferirían los chinos sería la vía de la cooptación y el diálogo. Por cierto, la diplomacia china ha participado mucho últimamente en conversaciones trilaterales con Pakistán y Afganistán con la intención de alcanzar una reconciliación con los talibán. A China tampoco le interesa agitar el conflicto entre sus aliados paquistaníes y sus rivales indios. Por el contrario, China sostuvo durante años que el principal problema que afecta la estabilidad de Afganistán es la lucha de poder entre India y Pakistán, y que la paz en Cachemira es, por ende, la clave para la paz en Afganistán.

La tarea de defender sus intereses en Afganistán tras el retiro de Estados Unidos es un desafío verdaderamente importante para la diplomacia china. Sin embargo, es inimaginable que los chinos lleven a cabo el tipo de intervención militar masiva al estilo norteamericano al que el mundo se ha acostumbrado en los últimos años. Para China, la contienda afgana muy probablemente termine siendo una combinación muy medida de ajedrez y weiqi.

Copyright Project Syndicate


Shlomo Ben Ami fue ministro de Relaciones Exteriores de Israel y hoy se desempeña como vicepresidente del Centro Internacional Toledo para la Paz. Es el autor de Scars of War, Wounds of Peace: The Israeli-Arab Tragedy.

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الصين وخطة اللعبة الأفغانية

The game of Weiqi
The game of Weiqi. Photo: fabiocosta0305/flickr.

مدريد ــ في أحدث كتبه، “عن الصين”، يستخدم هنري كيسنجر اللعبتين الفكريتين التقليديتين المفضلتين لدى الصين والغرب ــ ويتشي والشطرنج ــ كوسيلة للكشف عن مواقف البلدين المتباينة في التعامل مع سياسات القوة الدولية. إن لعبة الشطرنج تنتهي بالضرورة إلى تحقيق النصر التام، فهي أشبه بمعركة يخطط لها الاستراتيجي العسكري كلاوسفيتز لتأمين مركز الثِقَل ثم القضاء في النهاية على العدو، في حين تدور لعبة ويتشي حول السعي إلى تحقيق ميزة نسبية من خلال استراتيجية التطويق التي تتجنب التصادم المباشر.

وهذا التباين الثقافي يُعَد مرشداً مفيداً إلى الطريق التي تدير بها الصين منافستها الحالية مع الغرب. وهنا تشكل سياسة الصين في التعامل مع أفغانستان مثالاً واضحا، ولكنها تشكل أيضاً تحدياً هائلاً لطريقة ويتشي. فبينما تستعد الولايات المتحدة لسحب قواتها من البلاد، يتعين على الصين أن تتعامل مع سيناريو ملتبس في مرحلة ما بعد الحرب.

إن أفغانستان تمثل مصالح استراتيجية حيوية بالنسبة للصين، ورغم ذلك فلم يخطر على بال قادتها قط أن يدافعوا عن هذه المصالح من خلال الحرب. فأفغانستان التي تُعَد منطقة أمنية بالغة الأهمية بالنسبة لغرب الصين، تشكل أيضاً ممراً مهماً تستطيع من خلاله تأمين مصالحها في باكستان (الحليف التقليدي في المنافسة التي تخوضها الصين مع الهند)، وضمان قدرتها على الوصول إلى الموارد الطبيعية الحيوية في المنطقة. فضلاً عن ذلك فإن إقليم شينجيانج الصيني الذي تسكنه أغلبية مسلمة، والذي يعاني من اضطرابات بالفعل ويقع على الحدود مع أفغانستان، قد يتأثر بشكل خطير باستيلاء طالبان على أفغانستان، أو بتقسيمها.

لقد خاضت الولايات المتحدة أطول حروبها على الإطلاق في أفغانستان، بتكاليف تجاوزت (حتى الآن) 555 مليار دولار، ناهيك عن عشرات الآلاف من الخسائر بين صفوف المدنيين الأفغان وما يقرب من 3100 قتيل بين صفوف القوات الأميركية. ولكن الاستراتيجية التي تنتهجها الصين في البلاد كانت تركز في الأغلب على تنمية التجارة، وعلى إشباع شهيتها الهائلة للطاقة والمعادن. ووفقاً لتقديرات وزارة الدفاع الأميركية فإن الاحتياطيات غير المستغلة من المعادن في أفغانستان تبلغ قيمتها تريليون دولار. ولكن الصين هي التي تستعد الآن لاستغلال قسم كبير من هذه الموارد.

والواقع أن تنمية الصين لمنجم آيناك للنحاس كانت بمثابة الاستثمار المباشر الأجنبي الأضخم على الإطلاق في تاريخ أفغانستان. كما شاركت الصين أيضاً في بناء محطة لتوليد الطاقة الكهربائية بقيمة 500 مليون دولار، وخط للسكك الحديدية يربط بين طاجيكستان وباكستان. وفي ديسمبر/كانون الأول الماضي، وقعت شركة ناشيونال بتروليوم الصينية المملوكة للدولة على اتفاقية مع السلطات الأفغانية من شأنها أن تجعلها أول شركة أجنبية تستغل الاحتياطيات من النفط والغاز الطبيعي في أفغانستان.

وبمجرد أن تصبح المصالح الاقتصادية والأمنية الصينية الهائلة في أفغانستان بلا غطاء عسكري أميركي، فسوف يكون لزاماً على الصينيين أن يلعبوا دوراً أكبر هناك، وهو الدور الذي يتمنى الأفغان أن يصل إلى “مستويات استراتيجية”. وسوف تفضل الصين تحقيق هذه الغاية على الطريقة الصينية ــ أو في الأساس من خلال استعراض القوة الناعمة ــ أو على حد تعبير الحكومة الصينية أثناء الزيارة الرسمية التي قام بها الرئيس الأفغاني حامد قرضاي إلى بكين في أوائل شهر يونيو/حزيران “من خلال مجالات أمنية غير تقليدية”.

وبالحكم على هذا من خلال سلوك الصين في أجزاء أخرى من العالم، فإن أي تعاون عسكري من المرجح أن يكون متواضعاً للغاية وبالغ الحذر. وقد أوضحت الصين بالفعل أنها لن تساهم في الصندوق المتعدد الأطراف بقيمة 4,1 مليار دولار لدعم القوات الأمنية الوطنية الأفغانية.

وبدلاً من ذلك، فإن اتفاقية التعاون الثنائي الذي وقعه البلدان مؤخراً، تدور حول “الحفاظ على الاستقرار الوطني في أفغانستان” من خلال التنمية الاجتماعية والاقتصادية. والصين حريصة بشكل خاص على مكافحة تهريب المخدرات، حيث تحول إقليم باداخشان الأفغاني الذي يقع على الحدود مع إقليم شينجيانج الصيني إلى نقطة العبور الرئيسية للأفيون الأفغاني. ولكن منع التطرف الديني المستلهم من طالبان من الامتداد إلى شينجيانج يظل أيضاً يشكل أولوية قصوى.

لقد بذلت الصين جهوداً جبارة لتقديم القمة الأخيرة التي استضافتها بكين لمنظمة شنغهاي للتعاون، والتي تضم الصين وروسيا وعدداً من الدول الرئيسية في آسيا الوسطى، كمحاولة لإيجاد التوازن العادل للمصالح بين أصحاب المصلحة الإقليميين. كما سعت منظمة شنغهاي للتعاون فضلاً عن ذلك إلى لحشد الإجماع حول كيفية حراسة المنطقة “ضد الصدمات الناجمة عن اضطرابات خارج المنطقة”، على حد تعبير الرئيس الصيني هو جين تاو.

ولكن مهما بلغت درجة تركيزها على استعراض القوة الناعمة في أفغانستان فمن المرجح أن تجد الصين صعوبة كبيرة في منع نفسها من الانجرار إلى لعب دور الشرطي في منطقة بالغة التعقيد ومبتلاة بالصراعات على مر التاريخ. بيد أن التوسع الإقليمي للصين يصطدم مع قوى إقليمية أخرى، مثل روسيا والهند. وليس هناك ما يدل على أن حليفتها باكستان حريصة بشكل خاص على مواجهة الجماعات الإرهابية التي تهدد أمن جيرانها، ومن بينهم الصين.

وقد تجد باكستان صعوبة بالغة في التوفيق بين أمن حليفتها الصين وبين حربها التي تخوضها بالوكالة كأمر واقع مع الهند. وقد تضطر الصين آنئذ إلى تعزيز تواجدها العسكري في باكستان وفي المناطق القَبَلية على طول الحدود الأفغانية من أجل مواجهة الجماعات الإرهابية مثل حركة شرق تركستان الإسلامية التي تتخذ من باكستان مقراً لها، والتي يرى الصينيون أنها مسؤولة عن الهجمات التي شهدها إقليم شيانجيانج.

وسوف تكون الطريقة الصينية المفضلة هنا الاستقطاب والحوار. والواقع أن الدبلوماسية الصينية كانت منهمكة مؤخراً في محادثات ثلاثية مع باكستان وأفغانستان بهدف تحقيق المصالحة مع طالبان. ولا ترغب الصين في إثارة الصراع بين حلفائها الباكستانيين ومنافسيها الهنود. بل إن الصين على العكس من ذلك ظلت تؤكد لسنوات أن المشكلة الأساسية التي تؤثر على استقرار أفغانستان تتلخص في حروب الوكالة بين الهند وباكستان، وأن السلام في كشمير يشكل بالتالي مفتاحاً أساسياً للسلام في أفغانستان.

إن المهمة المتمثلة في الدفاع عن مصالح الصين في أفغانستان بعد انسحاب الولايات المتحدة تشكل تحدياً هائلاً حقاً للدبلوماسية الصينية. ولكن من غير المتصور على الرغم من هذا أن يتورط الصينيون في ذلك النوع من التدخل العسكري الواسع النطاق على الطريقة الأميركية التي تعود عليها العالم في الأعوام الأخيرة. وبالنسبة للصين، فإن السباق الأفغاني سوف يتحول على الأرجح إلى مزيج محسوب بدقة بالغة من لعبة الشطرنج ولعبة ويتشي.

ترجمة: أمين علي          Translated by: Amin Ali

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شلومو بن عامي وزير خارجية إسرائيل الأسبق، ونائب رئيس مركز توليدو الدولي للسلام حاليا. وهو مؤلف كتاب “ندوب الحرب وجراح السلام: المأساة الإسرائيلية العربية”.

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