The Arab Spring and Monarchies: Could Morocco Lead the Way?

A pair of the Royal Moroccan Guards, formerly known as the Black Guards, at the Mausoleum of Mohammed V in Rabat, Morocco.

One year ago, on July 1st 2011, Moroccans went to the polls to vote on a constitutional reform proposed by their ruler, King Mohammed VI. Although not making headlines as often as its neighbors who also experienced uprisings, Morocco has undoubtedly entered a transitional period, albeit one that is influenced by its monarchical system of government. It appears that the consequences of the Arab Spring differ depending on the forms of government and political systems in place. While protesters have toppled governments in republics like Egypt, Tunisia, and Yemen, the Arab monarchies such as Morocco, Bahrain, and Saudi Arabia have remained intact. And as other monarchies contemplate what sort of reforms to undertake – as in Jordan and Kuwait, for example – Morocco has already embarked on democratic processes.

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“Déjouer les résolutions de l’ONU contre la Syrie : la bataille de l’interventionnisme”

Le veto opposé par la Chine et la Russie concernant le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à faire pression sur le régime syrien a relancé le débat sur les relations entre les « nouveaux » pouvoirs (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, conjointement appelés BRICS) et les « anciens » pouvoirs, tels que l’OTAN, dans les interventions internationales.

Heads of BRICS states in New Delhi, India for for 4th BRICS Summit March 2012. Photo by Roberto Stuckert Filho/PR. Used with permission.
Dirigeants des BRICS à New Dehli (Inde) lors du 4e sommet des BRICS, mars 2012. Photo de Roberto Stuckert Filho/PR. Publié avec son autorisation.

La conférence des BRICS, organisée au mois de mars 2012, sert de toile de fond à l’article d’Oliver Stuenkel, publié par The Hindu, qui prédisait le troisième véto sino-russe sur la résolution des Nations Unies consacrée à la Syrie :

“Il semblait y avoir un consensus dans le cas de la Libye en février et en mars 2011. Cependant, durant la guerre, les BRICS ont soutenu, avec raison, que les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) menaient des interventions allant au-delà du mandat des Nations Unies. La résolution 1973 avait pour but de « protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque ». Pourtant, l’OTAN a considéré ce texte comme une autorisation pour provoquer un changement de régime. Voilà pourquoi les BRICS sont aujourd’hui réticents à adopter une résolution concernant la Syrie.”

La position des BRICS a entraîné de nombreuses critiques parmi les « anciens » pouvoirs. Daniel Korski, conseiller auprès du Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, s’attendait à ce que le monde se retrouve dans une impasse en 2012 :

“Et bien que les opérations diplomatiques et militaires déployées par les alliés de l’OTAN en Libye aient porté leurs fruits, la Chine et la Russie ont réussi à bloquer toute action décisive contre le régime syrien, malgré la violente repression dont les manifestants sont victimes. La question de l’Iran, qui préoccupe fortement les alliés de l’OTAN, requiert également l’approbation de la Chine, de la Russie et de l’Inde.”

Faut-il intervenir ?

Le cas de la Syrie, tout comme celui de la Libye, est controversé. Il démontre que les « anciens » et les « nouveaux » pouvoirs ont des points de vue différents quand à la manière de gérer les conflits, soutenus par divers arguments. Alex Thurston, doctorant du département de religion de l’Université de Northwestern (Illinois), considère que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur, comme il l’explique sur son blog :

“Il est certain que la guerre civile aurait quoi qu’il en soit donné lieu à un certain chaos. Pourtant, je pense que sans l’intervention occidentale, le colonel Mouammar Kadhafi et ses troupes auraient probablement vaincu les rebelles et serait toujours au pouvoir, ce qui aurait généré moins de chaos dans la région.”

Héritage de la Seconde Guerre mondiale

Les pays habitués à intervenir dans les affaires régionales reprochent aux « nouveaux » pouvoirs de ne pas agir au nom des droits de l’homme et ceux-ci répliquent que les interventions font plus de mal que de bien. Même si de manière générales tous les pays agissent en fonction de leurs propres intérets. Alors que la Chine et certains autres États profitent d’une croissance grâce à leur développement économique, l’année dernière, les dépenses des États-Unis en matière de défense s’élevaient à 700 milliards de dollars, une somme record depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le Time. Le journaliste brésilien Pepe Escobar appelle l’insistance du monde occidental à intervenir en Syrie « le coût damné de la guerre sainte de l’OTAN » [PT] :

“Alors que « l’Occident » flirte avec la Guerre sainte, l’État chinois est propriétaire de sociétés qui achètent à tours de bras des produits au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Amérique du Sud, sans parler de l’expansion de ses ressources naturelles rares dans des réserves stratégiques…”

Dans l’ordre mondial actuel, où la bipolarisation États-Unis/Union soviétique a été remplacée par un système international multipolaire, le rôle de l’OTAN a changé, comme l’explique Hans Christof Von Sponeck, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies :

“Le mandat de l’OTAN, définit dans le traité de l’Atlantique Nord de 1949, se limitait à l’original à la défense de ses États membres. À la fin de la Guerre froide, en 1989, celui-ci semblait rempli. Cependant, les membres de l’OTAN ont voulu conserver cette alliance occidentale, entraînant le besoin d’une redéfinition du rôle de l’organisation.”


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Ten Years of BRIC Lifefrom the Chatham House, London, United Kingdom.

BRICS: Opportunities and Challengesfrom the Institute for Defence Studies and Analyses (IDSA), New Delhi, India.

From BRIC to BRICS: Developments in the Cooperation of Emerging Economiesfrom Polish Institute of International Affairs (PISM), Warsaw, Poland.


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Frustrando resoluciones de la ONU contra Siria – La Batalla del intervencionismo

La reciente decisión de China y Rusia de vetar la resolución [en] del Concejo de Seguridad de las Naciones Unidas contra Siria -ha vuelto a encender el debate sobre la relación entre las ‘nuevas’ potencias como Brasil, Rusia, India, China y Sudáfrica -los BRIC – con ‘antiguas’ potencias como el Tratado del Atlántico Norte (NATO) en las intervenciones internacionales.

Heads of BRICS states in New Delhi, India for for 4th BRICS Summit March 2012. Photo by Roberto Stuckert Filho/PR. Used with permission.
Jefes de estado del BRICS en Nueva Delhi, India para la IV Cumbre BRICS, marzo 2012. Foto de Roberto Stuckert Filho/PR. Usada con permiso.

La conferencia BRICS [en] celebrada el pasado mes de marzo proporciona el escenario para el artículo de Oliver Stuenkel en The Hindu [en] que había previsto la decisión de Rusia y China de vetar por tercera vez la resolución de la ONU sobre Siria:

“… Parecía haber un consenso en el caso de Libia en febrero y marzo de 2011. Sin embargo, ya durante la guerra, los BRIC han señalado con razón que las fuerzas de la Organización del Tratado del Atlántico Norte (OTAN) excedieron el mandato dado por la ONU. La resolución 1973 era “para proteger a los civiles y zonas habitadas por civiles bajo amenaza de ataque”, sin embargo, la OTAN lo consideró como un permiso para realizar a un cambio de régimen. Como consecuencia, los BRIC ahora dudar de cualquier resolución respecto a Siria.”

Al otro lado de la mesa, la posición de los países BRICS ha suscitado muchas críticas entre las ‘antiguas’ potencias. Daniel Korski, asesor del Alto Representante para Asuntos Exteriores y Política de Seguridad de la Unión Europea, escribió que uno podría esperar un mundo bloqueado en 2012 [en]:

“Y a pesar que los Aliados de la OTAN tuvieron éxito en Libia, tanto diplomática como militarmente, China y Rusia han logrado bloquear una acción decisiva contra Siria, a pesar de la violenta represión de su gobierno contra los manifestantes. Tratar con Irán, un tema de gran preocupación para los aliados de la OTAN, también requiere el apoyo de China, Rusia e India.”

¿Intervenir o no intervenir?
Ambos casos de Siria y Libia son controvertidos. De hecho, demuestran que las «antiguas» y «nuevas» potencias tienen diferentes enfoques sobre cómo lidiar con los conflictos y hay diferentes opiniones para respaldar esas posiciones. Alex Thurston, un estudiante de doctorado en el Departamento de Religión de la Universidad Northwestern, Illinois, considera que “la intervención de la OTAN en Libia fue un error” en su blog sahelblog [en]:

“Mientras que independientemente la guerra civil habría producido un cierto caos, creo que sin la intervención occidental eran fuertes las probabilidades que la facción del coronel Muammar Gadafi habría derrotado a los rebeldes y Gadafi se habría mantenido en el poder, un resultado que habría reducido el caos regional resultante.”

Herencia de la Segunda Guerra Mundial
Los países con una tradición histórica de intervenir en los asuntos regionales culpan a las ‘nuevas’ potencias de no actuar en nombre de los derechos humanos. Las ‘nuevas’ potencias sostienen que la intervención hace más daño que bien. Todos los países suelen actuar en su propio interés sin embargo. De hecho, mientras que China y otros países impulsan sus economías a través de sus vínculos económicos, el año pasado, el gasto de EE.UU. en defensa superó los US $700 mil millones, el más alto desde la Segunda Guerra Mundial, según Time[en]. El periodista brasileño Pepe Escobar llama a la insistencia de “Occidente” para intervenir en Siria “, “el “costo infernal” de la Guerra Santa de la OTAN” [pt]:

“E, enquanto o “ocidente” flerta com a Guerra Santa, as empresas estatais chinesas compram mercadorias feito doidas, por todo o Oriente Médio, Norte da Áfria e América do Sul – além de ampliar seus estoques de terras raras nas reservas estratégicas…..”

Y mientras “Occidente” coquetea con la ‘guerra santa’, las empresas estatales chinas compran alocadamente productos de todo Medio Oriente, Norte de África y América del Sur – además de ampliar su stock de recursos naturales escasos dentro de las reservas estratégicas .. ..

El papel de la OTAN en el actual orden mundial – en el que el mundo bipolar dividido entre los EE.UU. y la antigua Unión Soviética ha sido reemplazado por un sistema internacional multipolar – cambia las cosas, de acuerdo a Hans Christof von Sponeck, ex Secretario General Adjunto de las Naciones Unidas:

“El mandato (de la OTAN), basado en el Tratado del Atlántico Norte de 1949, originalmente trataba de la defensa de sus estados miembros. Al final de la Guerra Fría, en 1989, su mandato parecía haberse cumplido. Sin embargo, los miembros de la OTAN quisieron mantener esta alianza occidental. Esto puso en marcha la búsqueda de un nuevo papel para la OTAN.”


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عرقلة قرارات الأمم المتحدة ضد سوريا – النزاع حول التدخل في شؤون البلاد

أشعل قرار الصين وروسيا مؤخراً باستخدام حق الفيتيو ضد قرار مجلس الأمن بالأمم المتحدة لفرض عقوبات على سوريا، أشعل ذلك النقاش حول العلاقة بين القوى الجديدة مثل البرازيل، روسيا، الهند، الصين، وجنوب أفريقيا – مجموعة بريكس – مع القوى القديمة مثل حلف شمال الأطلسي (الناتو) فيما يتعلق بالتدخل في شئون البلاد دولياً.

رؤساء مجموعة بريكس في نيوديلهي، الهند أثناء القمة الرابعة لمجموعة بريكس، مارس/آذار 2012. الصورة بواسطة روبيرتو ستوكيرت. استخدمت بتصريح.
رؤساء مجموعة بريكس في نيوديلهي، الهند أثناء القمة الرابعة لمجموعة بريكس، مارس/آذار 2012. الصورة بواسطة روبيرتو ستوكيرت. استخدمت بتصريح.

كان مؤتمر مجموعة بريكس الذي عُقد في مارس/آذار الماضي بمثابة خلفية لمقال أوليفر ستانكيل في جريدة ذي هندو (أو الهندية) الذي تنبأ فيه بقرار روسيا والصين باستخدام حق الفيتو للمرة الثالثة للاعتراض على قرار الأمم المتحدة بفرض عقوبات على سوريا:

…يبدو وأنه كان هناك إجماع في الرأي على حالة ليبيا في فبراير/شباط ومارس/آذار 2011. علاوة على ذلك وأثناء الحرب، تناقشت مجموعة بريكس حول تجاوز قوات حلف شمال الأطلسي التفويض الذي فوضته به الأمم المتحدة. فالقرار رقم 1973 كان ينص على “حماية المدنيين والمناطق المأهولة بالسكان المدنيين ومعرضون لخطر الهجوم،” لكن الناتو أعتبر القرار على أنه تصريح لإسقاط وتغيير النظام. وكنتيجة لذلك، تعد مجموعة بريكس متشككة حيال أية قرارات ضد سوريا.

من الجهة الأخرى، أشعل موقف مجموعة بريكس الكثير من الانتقاد وسط القوى ‘القديمة’. كتب دانيال كورشي، مستشار للممثل السامي بالاتحاد الأوروبي للشؤون الخارجية وسياسات الأمن، أنه يمكن التوقع بعالم متوقف وعالق في عام 2012:

على الرغم من نجاح حلف شمال الأطلسي ومسانديه في ليبيا دبلوماسياً وعسكرياً، إلا أن الصين وروسيا قررا الاعتراض على القرار ضد سوريا، برغم العنف الذي ترتكبه الحكومة وتمارسه على المتظاهرين. وعن التعامل مع إيران، قضية هامة بالنسبة لحلف شمال الأطلسي، تتطلب أيضا دعم الصين وروسيا والهند.

تدخل في شؤون البلاد أم لا؟
كلتا الحالتين سواء سوريا أو ليبيا مثيرتان للجدل. في الحقيقة، توضح كلتا الحالتين الاختلاف بين القوى ‘القديمة’ والقوى ‘الجديدة’ فيما يتعلق بالتعامل مع الصراعات والنزاعات وهناك آراء مختلفة حول هذا الأمر. يعتبر أليكس ثورستون، يعمل على رسالة الدكتوراه في قسم الأديان بجامعة نورث ويستيرن، إيلينوي، في مدونته مدونة الساحل أن تدخل حلف الناتو في ليبيا كان خطأ:

بينما أنتجت الحرب الأهلية بعض الفوضى بغض النظر، أعتقد أن الفرصة كانت أقوى بدون التدخل الغربي، لكان معمر القذافي أنتصر على المتمردين وظل في السلطة، نتيجة كانت تحد من النتائج الفوضوية في المنطقة.

تراث الحرب العالمية الثانية
تلوم البلدان ذات تاريخ في قضايا التدخل في شؤون البلاد القوى ‘الجديدة’ على عدم التحرك واتخاذ إجراء باسم حقوق الإنسان. تجادل القوى ‘الجديدة’ قائلة أن التدخل في شؤون البلاد يؤذي ويؤثر بالسلب عن الإيجاب. جميع البلدان بشكل عام تتفاعل وتعمل لأجل صالحها الخاص. في الحقيقة، بينما تقدم ونما اقتصاد الصين وبعض الدول الأخرى من خلال علاقاتهم الاقتصادية، في العام الماضي، تخطى إنفاق الولايات المتحدة على الدفاع أكثر من 700 بليون دولار أمريكي، الأعلى منذ الحرب العالمية الثانية وفقاً لمجلة تايم. يسمي الصحفي البرازيلي بيب إسكوبار إصرار ‘الغرب’ على التدخل في سوريا، “ثمن الجحيم لحرب الناتو المقدسة“[بالبرتغالية]:

E, enquanto o “ocidente” flerta com a Guerra Santa, as empresas estatais chinesas compram mercadorias feito doidas, por todo o Oriente Médio, Norte da Áfria e América do Sul – além de ampliar seus estoques de terras raras nas reservas estratégicas…..

وبينما يفكر “الغرب” في ‘الحرب المقدسة’، تشتري الشركات المملوكة للدولة الصينية البضائع بجنون من كافة أرجاء الشرق الأوسط وشمال أفريقيا، وأمريكا الجنوبية – بالإضافة إلى التوسع في أسواقها فيما يتعلق بالمصادر الطبعية النادرة كجزء من الاحتياطي الاستراتيجي ….

غَيّر دور الناتو في نظام العالم الحالي – حيث استبدال النظام الثنائي الذي كان فيه العالم مقسم بين الولايات المتحدة والاتحاد السوفيتي سابقاً بنظام دولي متعدد الأقطاب – وفقاً لهانز كريستوف فون سبونيك، الأمين العام المساعد للأمم المتحدة السابق:

تأسس حلف الناتو عام 1949 بناءً على معاهدة شمال الأطلسي، ومهمته الأساسية حماية الدول الأعضاء. وبنهاية الحرب الباردة، عام 1989، بدا وكأن دوره قد تم وأن هذا التحالف أدى دوره. مع ذلك، رغبت الدول الأعضاء في الإبقاء والحفاظ على هذا التحالف الغربي. مما استدعى البحث على دور جديد لحلف الناتو.


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Les relations internationales migrent de l’université au Web

[Liens en anglais] Internet et le Web 2.0 ont permis aux étudiants un accès plus aisé et plus rapide à la compréhension des relations internationales. Des livres, des cours et des informations sur les universités et les cursus peuvent être aisément consultés en ligne. Le Professeur Sanjoy Banerjee, qui détient un doctorat en Sciences politiques de l’université de Yale aux Etats-Unis et dirige actuellement le département des relations internationales de l’Université d’état de San Francisco, a déclaré ceci après avoir été contacté par mail :

“Le principal bénéfice des avancées technologiques (en NTIC), particulièrement d’Internet, est qu’elles rendent les recherches beaucoup plus rapides. Avec des moteurs de recherche comme Google Scholar, on peut trouver des articles et des livres sur différents sujets beaucoup plus rapidement et plus efficacement qu’avant. Bien sûr, lire et comprendre n’en sont pas devenus plus facile. Mais mes étudiants lisent beaucoup plus et explore des sujets plus nombreuses que je ne l’ai fait quand j’étais étudiant.”

Shahzada Akram, qui a étudié les relations internationale dans les années 90 à l’Université de Dacca, au Bangladesh, et est aujourd’hui directeur de programme chez Transparency International Bangladesh, a souligné ces influences dans son mail :

Page d’accueil du département des relations internationales, Université de Dacca, Bangladesh

“Les changements sont le mieux illustrés par le scénario politique bouleversé de l’une des plus importantes régions du monde, les états arabes et le “Printemps arabe”, l’impact de WikiLeaks sur les relations diplomatiques entre les Etats, la diffusion en temps réel de tous les évènements nationaux et internationaux à la fois par la télévision et Internet, et ainsi de suite. Ceci a dans un sens imposé à l’enseignement traditionnel et aux théories en matière de relations internationales d’intégrer des changements dans les programmes et les supports d’enseignement. Maintenant, les relations internationales en tant que discipline sont très axées sur Internet (c’est du moins le cas pour mon université, l’Université de Dacca). De nouveaux cours sur les médias et la communication avec un focus sur les relations internationales ont été mis en place pour rester en phase avec le développement actuel des NTIC. Les relations internationales ont acquis une nouvelle dimension et ne sont plus un sujet de débats réservé à quelques uns. Elles se sont plutôt ouvertes et ont gagné en accessibilité.”

Par ailleurs, un nombre croissant d'”experts”, tels que l’historien Juan Cole, ont fait migrer les relations internationales hors de l’amphi et sur les blogs, sur Twitter, YouTube et Facebook.

Pour Shahzada Akram, ces personnes ont permis à des concepts comme “la diplomatie douce” de gagner du terrain. Les gouvernements doivent maintenant plus que jamais auparavant procéder avec prudence dans l’application de leurs actions/ politiques.”

D’un autre côté, trop d’intervenants peut ajouter à la confusion. Le Professeur Banerjee voit les choses ainsi :

“L’importance des blogs et autres médias sociaux reste marginale dans la recherche universitaire. La plupart ne sont pas rédigés dans un style universitaire et ne peuvent se substituer à des publications scientifiques.”

Le Professeur Robert Kelly de l’Université nationale de Pusan, qui blogue également sur le blog Robert Kelly-Asian Security, a commenté sur le blog International Security Discipulus :

“Internet est en train de faire évoluer la discipline, de toute évidence. Nous prenons le blogging beaucoup plus au sérieux qu’auparavant. Je pense que le blog de référence de Walt sur le site de FP (Foreign Policy, ndr) a beaucoup changé les choses, a apporté beaucoup de crédibilité, mais c’est Drezner qui fut le véritable pionnier. Maintenant, on trouve des blogs vraiment excellents sur les relations internationales, comme The Duck of Minerva.”

Il poursuit en avertissant que “le véritable bénéfice du blogging est qu’il permet de tester des idées qui peuvent ensuite devenir des proposition d’articles pour une revue universitaire. Le blogging n’est pas une fin en soi et ne se substitue pas la véritable recherche.”

Capture d’écran du blog The Duck Of Minerva consacré aux relations internationales

En janvier 2012, le magazine en ligne Foreign Policy a publié les résultats d’une enquête sur la façon dont les médias sociaux et le Web 2.0 influencent l’enseignement des relations internationales. Daniel. W. Drezner fournit un intéressant récapitulatif des réponses [pdf] des personnes interrogées aux Etats-Unis sur son blog :

  • Plus de 28% des personnes interrogées ont cité un billet de blog dans leur enseignement, et plus de 56% ont utilisé les blogs comme outil d’enseignement. 90% des personnes interrogées disent avoir utilisé le site YouTube dans le cadre de leurs cours.
  • 90% des personnes interrogées étaient d’avis que les blogs consacrés aux relations internationales ont un effet bénéfique sur la formulation de la politique étrangère et plus de 51% pensaient que les blogs sur les relations internationales exerçaient une influence bénéfique sur cette discipline.

Le rapport final de cette enquête, comprenant des données sur 20 pays, peut être consulté ici.

En dépit des réserves de certains universitaires, le rôle des médias sociaux dans l’enseignement des relations internationales grandit lentement mais surement.


For further information on the topic, please view the following publications from our partners:

Policy Making in 140 Characters or Less: NATO and Social Mediafrom NATO Defense College (NDC), Rome, Italy.

Education Policy and Welfare Regimes in OECD Countriesfrom the Centre for European Policy Studies (CEPS), Brussels, Belgium.

Social Media: Following EU Public Diplomacy and Friending MENAfrom European Policy Centre (EPC), Brussels, Belgium.


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